Galerie Jeune Creation

Liddy Scheffknecht / Whiteout

liddy

Liddy Scheffknecht

Whiteout

Du 20 juin au 25 juillet 2008

Vernissage le 19 juin à partir de 18h30

Whiteout, c’est le nom d’un fluide correcteur. À l’aide de ce fluide, il est possible de faire disparaître des signes sur du papier. Le terme Whiteout désigne également un phénomène météorologique, susceptible d’apparaître en cas de chute de neige ou de brouillard : le ciel et la terre se mêlent; l’horizon, les contours et les ombres disparaissent. L’espace paraît complètement vide et semble s’étendre à l’infini, ce qui peut désorienter celui qui se trouve au milieu du Whiteout.

Whiteout est, à la fois le titre de l’exposition de Liddy Scheffknecht, et celui d’une des vidéos, présentées dans l’exposition.

La vidéo montre une course de ski, d’où le skieur a été effacé. Tout ce qui reste est le mouvement de la caméra, qui descend la montagne à toute allure. La caméra suit un vide, glisse sans but sur la piste. Ce qui reste, c’est la vitesse, que le skieur essaie de dépasser à nouveau à chaque course, la montagne, qu’il faut apprivoiser, et le spectateur, qui cherche en vain un repère d’orientation.

Dans cette vidéo, le coureur, un héros moderne, a été gommé, alors que dans une autre vidéo de l’artiste, il est au premier plan: la vidéo winners consiste en plusieurs centaines de photos, qui montrent des gestes de jubilation de gagnants. Il en résulte un mouvement fluide de bras, lancés joyeusement dans les airs. Par cette juxtaposition des images, le geste du vainqueur est caricaturé et devient absurde.

Des objets en papier en forme de médailles et des dessins, également présentés dans l’exposition, suscitent des interrogations sur les notions de gagnant et de perdant, le raisonnement en chiffres et en superlatifs, l’histoire des records et la construction de mythes et de héros.

Lundi, mardi, mercredi, vendredi de 13h à 17h

Jeudi de 13h à 21h et sur RDV au 01 42 54 76 36

Galerie Jeune Création – 6, Villa Guelma – 75018 Paris – Métro Pigalle

Luc Mattenberger / and the wind is blowing away

Luc Mattenberger

Luc Mattenberger

AND THE WIND IS BLOWING AWAY

Du 30 mai au 14 juin

vernissage le 30 mai à partir de 18h

«Le monde de Mattenberger est habité d’objets bizarres, prêts à bondir et à chambouler l’ordre des lieux dans lesquels ils apparaissent.
Luc Mattenberger aime les moteurs et en connaît parfaitement le fonctionnement. Il est un sculpteur qui explique le mouvement synchrone des pistons, un peintre qui décrit les giclées de carburant sortant du pot d’échappement, un musicien qui analyse les explosions sonores du moteur, un parfumeur qui hume l’odeur de la vieille huile brûlée. Sa poétique toxique des moteurs à essence est autant motivée par une fascination pour des machines qui vont petit à petit disparaître, que par une mise en évidence de l’aspect dérisoire et potentiellement dangereux de cette fascination - tout spécialement masculine - qui contamine depuis plus d’un siècle une bonne partie de la population mondiale. Sans moralisme, l’art de Mattenberger interroge également la notion de pollution, non seulement dans la ville et la nature, mais aussi, dans un sens plus figuré, dans le monde de l’art. Un jour peut-être, sera-t-il également significatif au sein d’un patrimoine industriel et culturel révolu, celui qui, pour fonctionner, s’abreuvait à la station service ?»
La poésie toxique des moteurs à essence
Jean-Paul Felley & Olivier Kaeser, 2007

ouverture de la galerie / 6 Villa Guelma 75018 Paris / M° Pigalle
lundi, mardi, mercredi, vendredi 11h-17h
jeudi 13h-21h
et sur RDV au 01.42.54.76.36

Polyurethane Jungle

Dae Jin Choi

POLYURETHANE JUNGLE

du 25 avril au 22 mai
Vernissage le 24 avril à partir de 18h

Dae Jin Choi, jeune artiste coréen dont le travail très spontané commence par le dessin sans aucun souci de forme stylistique, nous fait découvrir son univers.
Cette écriture plastique est vécue par l’artiste comme des mots au quotidien « un journal qui n’est pas intime » mais tourné vers une multiplicité du présent.
Ce travail prend par la suite la forme de sculpture et d’objet notamment avec un matériau qui lui est propre, la mousse polyurethane, d’où le titre de l’exposition POLYURETHAE JUNGLE.
Cette exposition lui permet de réaliser une installation qui recouvrira toute la surface de la galerie. Cette mousse expansive nous apparaît comme une image de crème chantilly périmée ou des infections corporelles.
L’artiste évoque la notion du temps, notre existence, la vie, la mort…Toutes ces notions philosophiques sont montrées à travers ses sculptures, dans une attitude punk.

Il a terminé ses études d’art en 2007 à l’Ecole Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy et est actuellement, en résidence Post-diplôme de l’Ecole des Beaux-arts de Lyon.

ouverture de la galerie / 6 Villa Guelma 75018 Paris / M° Pigalle
lundi, mardi, mercredi, vendredi 11h-17h
jeudi 13h-21h
et sur RDV au 01.42.54.76.36

Dae Jin ChoiDae Jin ChoiDae Jin ChoiDae Jin ChoiDae Jin ChoiDae Jin ChoiDae Jin ChoiDae Jin Choi

Gerald Kurdian

1999
une Sur-exposition de Gerald Kurdian

Du 5 au 12 avril 2008
Vernissage et performance le samedi 12 avril à 20h

Depuis 2005, Gerald K. écrit des chansons d’amour dans sa chambre à partir d’instruments dont il ne sait pas jouer (piano, guitare, synthétiseurs, harmonica, glockenspiel, jouets, magnétophones, dictaphones, mégaphones etc..).

Avec l’ensemble de ces outils, il essaie, se trompe, fait des reprises de Depeche Mode, écrit des partitions pour une chorale de dinosaures en plastique et parfois donne des concerts sous le nom de This is the hello monster !

Il souhaite sortir un album.

N’ayant pas de lien évident avec le monde de la musique, si ce n’est un autographe de Roch voisine datant de 1992, il décide de créer sa propre maison d’auto-production. Il écrit alors 1999, une performance au travers de laquelle il tentera, dans un lieu unique (la galerie jeune création) et un temps défini (7 jours), de produire un ensemble de documents-témoins restituant, dans le désordre et en musique, certains des événements de sa vie d’avant-folk songwriter.

En tant que performer, Gerald K. n’a pas de fonction précise.

De manière presque administrative, il est ce qu’il fait.

Cette position singulière lui permet donc de ré-envisager avec une certaine distance, son identité et de l’utiliser pour remettre en question le rapport de l’individu au “spectacle”.

Tous les contextes de représentation (images, médias, situations problématiques) deviennent alors les bibliothèques possibles d’une ré-écriture du réel et donc de la pratique spectaculaire.

Ce serait faire du spectacle vivant pour causer du spectacle au sens large.

1999 prend donc appui sur les différentes dimensions propres à l’industrie musicale et tente d’en dégager les problématiques économiques, spectaculaires et sensibles.

Elle prend la forme d’un cut-up de petites actions et de chansons d’amour, articulé autour d’un planning précis de “tâches” réalisées en direct.

Ces “tâches”, inspirées directement des rôles-étapes de l’industrie du disque (chanteur, arrangeur, graphiste, réalisateur de vidéo-clips…) veillent alors à la réalisation progressive d’un ensemble de “by-products” (produits dérivés) servant à la promotion d’un groupe musical hypothétique nommé This is the hello monster !

ouverture de la galerie / 6 Villa Guelma 75018 Paris / M° Pigalle
lundi, mardi, mercredi, vendredi 11h-17h
jeudi 13h-21h
et sur RDV au 01.42.54.76.36

Corps à faire… fin à programmer

du 13 au 29 mars 2008
vernissage le jeudi 13 mars à partir de 18h
Performance Sarah Trouche/Marie Lelouche le soir du vernissage à 19h

Corps à faire / fin à programmer

Exposition collective en 2 temps :

> du lundi 3 mars au samedi 8 mars 2008
à l’Institut des études politiques de Paris (SciencesPo 13, rue de l’Université, Paris 6e)
- vernissage lundi 3 mars à partir de 18h -

> du jeudi 13 mars au mercredi 29 mars 2008
à la Galerie Jeune Création (6 Villa Guelma, Paris 18e)
- vernissage jeudi 13 mars à partir de 18h -

Filomena Borecka, dessin.
Olivier Cans, photographie.
Alexandra David, dessin.
Nathalie Gilet, photographie et son.
Florence Girardeau, vidéo et installation sonore.
Marie Lelouche, performance.
Emeric Lhuisset, photographie.
Sarah Trouche, performance.

Cette exposition est née d’un moment de rencontres et d’expérimentation organisé par le réseau Artskool en novembre 2007.
De jeunes artistes émergeants - issus de l’Ecole des beaux-arts de Paris et de la Slade School of Fine Art de Londres – ont avec des étudiants de Sciences Po Paris participé à cet atelier qui s’est déroulé à PAF (Performing Arts Forum) - lieu de résidence artistique situé dans une ancienne école religieuse du 19e siècle en région Picardie non loin de la ville de Laon.

Une thématique a prédominé : corps et identité

« Au sein de la masse, chaque individu reçoit le numéro qui lui revient. Le système de fichage devient performant, les individualités s’effacent et adhèrent à leurs coordonnées chiffrées. La refonte des définitions et prédictions sera bientôt effective. Chacun des corps n’est plus qu’avatar normé. Le processus de disparition est authentifié. Le réseau gère les particularités interchangeables. Les lieux se vident et s’absentent. Les résistances corporelles doivent recourir à des confrontations-tests au réel. Les derniers soubresauts cèdent à l’auto-uniformisation. »
Texte de Florence Girardeau

Horaires d’ouverture de la Galerie Jeune Création:
lundi-mardi-mercredi-vendredi: 10h30-17h
jeudi: 13h-21h
samedi:14h-18h
et sur RDV au 01 42 54 76 36

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Katarina Kudelova

Katarina Kudelova
“savoir vivre”

Du 12 au 27 octobre 2007
Vernissage le vendredi 12 octobre à partir de 18h30

« A l’instar des paysages neigeux et purs d’une enfance passée en Slovaquie et dont l’envers de ce décor idyllique serait l’isolement et la pauvreté, les œuvres de Katarina Kudelova (née en 1977 en Slovaquie, vit et travailla à Angers) prônent l’ambiguïté de la beauté immaculée, et une horreur, inévitable, insaisissable, telle une sentence implacable. La catastrophe imminente est le destin funèbre de ses productions. […]
L’humain, dans ce qu’il peut avoir de fragile, est le sujet des dispositifs évolutifs que l’artiste nous propose. La violence d’une mutation toujours présente bouleverse la production en lui infligeant un autre chemin, un parallèle ironique aux destinées aléatoires de la vie quotidienne du corps et auxquelles nous devons faire face. »
(Guillaume Baudin : 35 heures, Le journal des Laboratoires n°3, décembre 2004)

Savoir vivre s’articule autour d’un récent travail traitant, d’une manière esthétique, de la relation parfois cruelle entre l’homme et l’animal : des animaux piégés, des animaux morts réalisés à partir de la fourrure d’autres animaux, des scènes de chasse…
L’exposition invite à poser un regard sur nos « traditions ».

lundi, mercredi, jeudi, vendredi de 11h à 17h
mardi de 13h à 21h
samedi de 14h à 18h

Jean-Marc Savic

Jean-Marc Savic

Jean-Marc Savic - “Dans l’ombre. Le maître, enveloppe de l’animal triomphant”

Du 19 Septembre au 6 Octobre 2007
Vernissage le mercredi 19 Septembre à partir de 18h30

Que voyons nous lorsque nous regardons une image ? D’où la regardons-nous lorsque nous nous confrontons à cette expérience ?

En cette période d’ultra sécurisation des biens et des pensées, le contrôle grandissant ne s’exerce plus seulement sur les faits et la pensée, mais réalité nouvelle de nos sociétés avancées, le contrôle s’exerce sur les désirs et génère aujourd’hui une véritable économie planétaire, économie universelle du « contrôle esthétique des désirs ».

lundi, mercredi, jeudi, vendredi : de 11h à 17h
mardi : de 13h à 21h
samedi : de 14h à 19h

Nicolas Muller

Nicolas Muller

Nicolas Muller
“00:01 ou minuit passé d’une minute”

Du 15 au 29 juin 2007
Vernissage le vendredi 15 juin à partir de 18h30

Le temps se fige: “00 : 01 ou minuit passé d’une minute” se présente comme
une installation épurée, qui joue du double sens.
Nicolas Muller propose un dispositif sur fond de croisette cannoise, qui met
en évidence un appareil instable et ébranlé, où se mêlent ordre et désordre,
gestes et retenues, raideurs et fantaisies.

Lundi, mercredi, jeudi, vendredi de 11h à 17h
Mardi de 13h à 21h
Samedi de 14h à 18h

David Bouchacourt

David Bouchacourt

David Bouchacourt - “Un os à ronger”

du 26 Avril au 12 Mai 2007
Performance le jeudi 26 Avril 15h-22h
Vernissage le vendredi 27 Avril à partir de 18h
Pot de fin et vente des “restes” le Vendredi 11 Mai à partir de 18h

« Un os à ronger » regroupe une série d’installations performances autour du pouvoir et des symboles du pouvoir que ce soit aux travers des cosmogonies constitutives de notre civilisation (l’écrit et l’image), du grotesque qui en découle ou encore du désarroi qui s’empare de nous face à la masse d’information dont on nous abreuve quotidiennement. Et c’est pourquoi je vous convie à ronger l’os.

“Au commencement, paraît-il, était le verbe”
A.c.p.i.e.l.v. est une installation-performance d’écriture, un cut-up réalisé in situ à partir de textes divers : ainsi François Pinault et Bernard Arnault se trouveront “fusionnés” dans la personne de François-Bernard Piarnault, les devises nationales revisitées et bien d’autres choses…

Performance jeudi 26 avril 15h-22h
Vernissage avec lecture d’extraits vendredi 27 avril à partir de 18h

“Je suis dans la grotte (avec un accent allemand)”
Que se passe-t-il et que pouvait-il se passer dans une grotte à une époque reculée quand les gnomes étaient les maîtres du monde ? Ah, ah, vous tremblez déjà pauvres fous…

Performances du mardi 1er mai au vendredi 4 mai de 17h à 20h

“The war back room”
Le vrai centre décisionnaire pour toutes les guerres en cours, et en plus c’est interactif, un peu comme à la foire. Une manière ludique de résoudre les conflits du monde sur le mode de : je joue à la guerre, je ne fais pas la guerre.

Performances du mardi 8 mai au jeudi 10 mai de 17h à 20h
Pot de fin et vente des «restes » le vendredi 11 mai à partir de 18h

Du mardi au jeudi de 14h à 20h
Le vendredi de 17h à 20h
Et sur rendez-vous
Performance jeudi 26 Avril 15h-22h
Performances du mardi 1er Mai au vendredi 4 Mai de 17h à 20h
Performances du mardi 8 Mai au jeudi 10 Mai de 17h à 20h

Cécile Belmont

du 4 au 14 Avril 2007
Vernissage le 4 Avril 2007 à partir de 18h

Cécile Belmont
Exploits et Défaites

Rassemblant des dessins et broderies d‘images de scènes de guerre, de champs de bataille et de situations caractéristiques de conflit, l‘exposition „Exploits et défaites“ présente des travaux issus du projet, Heroism, brutality, despair, friendship and death“ (2005-2006).

Comment aborder la thématique de la guerre? Comment prendre position? Comment représenter la violence aujourd‘hui? S‘agit-il d‘entrer en concurrence avec les images médiatiques? Motivé par ces questions, ce travail s‘emploie à rendre perceptible une violence qui dépasse notre compréhension.

Il exploite le décalage entre le fond et la forme, entre une technique et une iconographie, ouvrant ainsi une brèche par où peuvent s‘infiltrer l‘indicible et l‘émotionnel. Les minutieuses broderies et les dessins légers se heurtent aux brutales images de scènes de soldats au combat, révélant toute la cruauté de celles-ci. Les épopées brodées déploient ostensiblement la lenteur de leur réalisation - chaque point est une seconde - évoquant le temps de l‘attente, de la spéculation et du souvenir de la personne restée au pays et qui attend le retour du combattant.

La guerre est ici appréhendée du point de vue individuel des attitudes et humeurs particulières du soldat, rendant compte de leurs réactions plutôt que de leurs actions. Derrière ces élans, suspensions et dérobades se dissimulent des émotions contenues, ils sont la face visible d‘une violence ineffable.
Utilisant entre autre les installations murales, les broderies, les interventions en milieu urbain et les vêtements, le travail de Cécile Belmont (née en 1975 à Dieppe, vit à Berlin) agit dans différents contextes et relations au public. Point de rencontre entre une sphère collective et individuelle, il interroge la relation entre l‘espace public et l‘espace privé ainsi que la place de l‘individu au sein du groupe et face à un système établi de pouvoir.

lundi, mardi 10h - 17h
mercredi 13h - 17h
jeudi 16h - 21h
vendredi, samedi 14h - 19h
et sur rendez-vous.

Fermé le lundi de Pâques

Ana Apostolska

Ana Apostolska

du 16 au 29 mars 2007
vernissage vendredi 16 mars
performance à partir de 18h

Ana Apostolska
Témoins (le Live)

Sous le titre Témoins (le live), Ana Apostolska propose une démarche fondée sur
la notion de « face-à-face ».

Au vernissage, deux graffiteurs inscriront sur un mur le nom des visiteurs.
Ces mêmes noms seront scandés.
Ce préambule sonore encadre des œuvres plus silencieuses, empreintes de plein air
et de soleil.
Des portraits s’embrasent, des paysages s’altèrent d’ aberrations chromatiques,
autant de rencontres de l’image et de la lumière.
Succédant à la performance, le spectateur croise un univers où l’esthétique de la lumière se confronte à la dynamique de la ville.

Ana Apostolska est née à Skopje (Rép. De Macédoine).
Elle vit et travaille à Paris
Tous les jours de 15h à 19h - le mardi de 18h à 21h - fermé le mercredi

Contrôles d’identité

dans le cadre du mois de la photo off

Contrôles d’identité

Du 9 au 29 novembre
Vernissage jeudi 9 novembre à partir de 18h

Photographies de Khalida Boughriet et Sandrine Elberg

Contrôles d’identité: identité falsifiée, identitée usurpée, identitée perdue…

Sandrine Elberg met en scène l’identité au travers de fictions où elle se fait passer pour une autre, adoptant la posture qui ne détonne pas.

Khalida Boughriet réalise des portraits de réfugiés clandestins. Sortes de photographies d’identité paradoxales, ces images donnent forme à une identité cachée et bafouée.
Toutes deux interrogent, à leur manière, la notion d’identité mais aussi la photographie dans son rapport au réel.

Happy together

du 12 au 30 juillet 2006

Photographies et vidéos de Rivka Amoyelle et David Ortsman
Entre Paris et Beijing, Rivka Amoyelle a photographié depuis 2004 six groupes différents, formant ainsi la série « GROUPES# ». S’inspirant du « portrait de groupe», genre qui a dominé pendant plus d’un siècle la peinture hollandaise du XVIe et XVIIe siècle, ce travail approche le groupe comme forme et phénomène social. Pour cela, elle a choisi « le groupe de jeunes », qu’elle saisit en les mettant en scène sous un éclairage artificiel. Les photos ainsi réalisées semblent correspondre parfaitement à la définition de René Kaës qui décrit le groupe comme « un organisme ou une partie d’organisme dotée d’une tête, d’un sein, de membres, d’un corps (constitué) et d’un esprit (de corps). Le lien qui réunit ses membres est de solidarité organique ».
David Ortsman explore avec ses vidéos toute une galerie de vrais-faux familiers, proches et intimes qu’il met en scène lors d’épisodes marquants, troublants, voire traumatisants de leurs vies. Avec une ironie non dénuée de tendresse il cumule les rôles : tantôt acteur, tantôt réalisateur qui joue le caméraman ou le journaliste amateur-débutant, il s’attache à capter toute une palette de sensibilités confrontées aux injustices, cruautés et incongruités du quotidien. L’enchaînement de catastrophes, le sérieux des personnes dévoilant progressivement leurs névroses allié au trait caricatural des situations produit un décalage tour à tour comique, touchant et angoissant. Si les protagonistes sont souvent pathétiques, leur dimension humaine nous renvoie à nos propres expériences. N’avons-nous pas un jour été nous-même pathétiques ?

Xor, variations sur l’impossible X-rencontre

du 23 mai au 10 juin 2006

Proposition de SR LABO et David Guez

Le 8 mai 2006, SR Labo et David Guez visitent l’espace d’exposition. Ils décident du titre de l’expo : xor (fonction logique selon laquelle 1 ne peut coexister avec 0). Le 9 mai, David Guez coupe la communication normale avec SR LABO. Il établit un échange indirect par la voie du net et crée le blog xor pour SR LABO.

Le 22 mai SR LABO sépare en deux l’espace selon une diagonale. Deux murs de la galerie sont recouverts de bandes noires verticales pour signifier l’esprit binaire de xor et créer une perturbation visuelle (virus). Dans la pièce, accroché à une table ronde, un écran plat diffuse l’image de la bouche d’un barbu sur laquelle défile un texte poli(poé)tique de David Guez. Le discours, mis en boucle, est perturbé visuellement trois fois, de plus en plus fortement. Sur le mur de gauche, un écran identique diffuse la bouche du barbu de plus près sur laquelle défilent les paroles d’une chanson traduite en français par David Guez et envoyée par mail dans le futur à SR LABO. Une version normale et une version perturbée alternent. Dans un coin sans rayure, un ordinateur propose les éléments que David Guez a envoyés durant 15 jours et que SR LABO a réuni de façon méthodique et chronologique.

Le 23 mai, jour du vernissage, David Guez annonce sa venue par un ami commun et fait dire à SR LABO que l’art est un souvenir. Il arrive et invite SR LABO à consulter son site, srlabo.free.fr où il a déposé une vidéo en contre-jour de SR (Sarah Roshem) du LABO filmée 4 ans avant lors d’un déjeuner où il est question d’amour et d’altérité. Il dépose des livres rouges dans lesquels il dévoile son approche du projet et offre à SR LABO un récipient chantant sous lequel est gravé xor est un souvenir avec la date d’exposition. Sur un mur, il punaise des pages argentées avec un texte intitulé xor écrit en 2004 et retrouvé de peu. xor cette impossible X rencontre continue d’avoir lieu sur le blog.

Habitacion

du 1er au 22 avril 2006

Exposition collective avec Lara Plowright, Morganne + Chanez, Julia Drouhin, et Aurélien Ottenwaelter

Quatre jeunes artistes issus de formations différentes en arts plastiques investissent la galerie Jeune Création autour d’un thème commun, l’habitation.

L’exposition collective Habitacion se veut une mise en situation du partage d’un lieu de vie commun. La galerie est donc divisée en cinq sous-espaces illustrant, d’une part, les espaces privés (les chambres), de chaque artiste et, d’autre part, l’espace collectif et partagé (le salon). Si l’habitation évoque l’idée globale du “lieu où l’on habite”, le terme “habitacion”, qui signifie chambre en espagnol, renvoie plutôt à celle d’espace intime, lieu de l’expression personnelle, de l’introspection et de la création. Les espaces individuels sont vus comme des lieux de représentation de soi par soi et pour soi, tandis que l’espace commun constitue ce que l’on décide de rendre visible au public.

Notre volonté est de mettre en avant ce lien entre l’espace intime du créateur qui se laisse difficilement regarder et apprivoiser, et l’espace de monstration de l’oeuvre que constitue la galerie, le lieu d’exposition.