Archive pour le mot-clef ‘Video’

Marcelino Stuhmer

Mercredi 5 août 2009

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www.marcelinostuhmer.com

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Marcelino Stuhmer, Etats-Unis, 1971, vit et travaille à Milwaukee

The Choreographed Accident: A Temporary Memorial for Paul Avery, technique mixte, 2009

Paul Avery (1923-1964) était un agent secret britannique actif au cours de la Guerre Froide dont on a redécouvert récemment le « Warsaw Notebook » – témoignage de sa vie d’espion, qui fit l’objet le 3 octobre 2008 d’un article de Christopher James dans le London Times intitulé « The Choreographed Accident ». Dans ce « carnet de notes », on trouve une photographie d’un accident étrange survenu au début des années 1960, en plein guerre froide. D’après les autorités britanniques, un Zeppelin  se serait écrasé à Cardington dans le Bedforshire ; d’après Avery, il s’agirait d’un tout autre engin, extraterrestre ?, fabriqué dans des matériaux et d’une forme inconnus. Il serait arrivé sur les lieux et aurait participé au maquillage de l’accident. Avery s’est suicidé peu après les faits.  L’installation de Marcellino Stuhmer s’interroge sur la valeur de preuve de l’image : ici, la photographie du « Zeppelin », sur laquelle on aperçoit le « témoin » des faits, Paul Avery, est censée attester de la machination. Elle a pour fonction de prouver l’existence d’un événement étrange, mais c’est Avery, un homme à la santé mentale fragile, qui l’a prise et l’interprète ainsi. La déconstruction de l’espace, suggère l’importance du discours qui accompagne la photographie, et sa capacité à appartenir au champ de la fiction.

Emilie Bouvard

Stefan Papco

Mercredi 5 août 2009

papco S.

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Stefan Papco, Slovaquie, 1983, vit et travaille à Bratislava

Bivouac, 2008/2009/2010, projection en ligne de sculpture de bois à taille humaine installée à Jossinsfjord en Norvège, caméra IP, panneau solaire, connexion internet

Le Bivouac de Stefan Papco repose sur un dispositif particulier. A Jossinsfjord en Norvège est placée une sculpture de forme humaine enveloppée dans ce qui ressemble à un sac de couchage. Elle est laissée là, soumise aux intempéries, le temps de cette « performance ». Une caméra diffuse les images de ce « happening » sur le réseau. L’internaute a ainsi le loisir de regarder tranquillement cette forme humaine battue par les éléments : suave mari magno… Le paysage sublime, et la matière du sac  qui évoque un drapé, accroissent le plaisir du spectateur à contempler ces images, et créent une dissonance avec le titre Bivouac. Qui est en sécurité au bivouac ? la silhouette pelotonnée dans son sac de couchage au cœur de la montagne ? Ou bien celui ou celle qui regarde ces images derrière l’écran de son ordinateur ? Stefan Papco crée ici une collision entre deux mondes, un monde quotidien dont internet est une des barrières de protection, et la nature sauvage, espace où l’homme dépasse ses limites – mais peut-être, avec hybris ?

Emilie Bouvard

Hao Li

Mercredi 5 août 2009

hao li

Mehdi-Georges Lahlou

Mercredi 5 août 2009

Lahlou MG

Mehdi-Georges Lahlou était sur les scènes de danse contemporaine (collaboration avec Maria La Ribot (E), la compagnie Le Douaré (FR),etc ) avant de s’inscrire aux Beaux-Arts (Quimper, puis Nantes)

Il s’y  passionne pour l’art de la performance et de la vidéo. Inspiré par des artistes comme Journiac, Molinier, Bowery, Viola, Neshat, Pane ou encore Abramovic. Il développe un travail poétique sur l’Identité à travers une imagerie burlesque mêlant travestissement et personnages chimériques qui paradent pour mieux masquer leur néant intérieur.

Installé à Bruxelles, terreau du surréalisme, Mehdi-Georges ne cesse de parler de ses propres Identités pour mieux explorer celles des autres. Il précise les orientations de son travail, questionnant la représentation et la place d’un corps, ou corps sexuel, dans les cultures musulmanes. Il y questionne aussi la possibilité d’humour dans ces mêmes cultures.

Il crée des images où se confrontent un double, voire un triple stigmate. À travers entre autres, l’épuisement d’un fétiche, celui de l’escarpin rouge, qu’il confronte tout autant aux pavés de nos villes qu’aux objets et symboles religieux.

Dans son travail plastique, peintures, objets, installations…, Mehdi-Georges tend a trouver des passerelles, utopiques, mais humoristiques entre Nord et Sud. Il s’agit d’une impossible synthèse.

David Lambert.

www.mehdilahlou.com

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Medhi-Georges Lahlou, Français et Marocain, 1983, vit et travaille à Bruxelles.

Installation, performances, technique mixte.

Medhi-Georges Lahlou réalise des performances et des installations qui traitent avec humour à la fois des identités culturelles et de genre, au point de les dissoudre les unes dans les autres. Et en effet, si le genre est une construction sociale, par opposition au sexe biologique, il est alors pris dans le tissu culturel dans lequel il se construit, quel qu’il soit. Jonglant d’une communauté à l’autre, de l’ethnie au genre, par ses actions burlesques, Lahlou effectue un travail de sape. Il se livre à une sorte de typologie des clichés associés au monde arabo-musulman, et les attaque à coup de talons aiguille rouges, au cours de performances qui sont autant d’exploits sportifs censés tester la testostérone. Ces talons sont ceux de cette figure topique qu’est le queer, le trans ou le travesti. La « tête d’arabe » de la photo rencontre les chaussures de vamp : stigmate + stigmate = 0. Mehdi-Georges Lahlou s’attaque à la définition de la masculinité dans cette sphère culturelle, et teste en quelque sorte inlassablement, performance après performance l’ébranlement de cette culture, ici ou là-bas, par la déconstruction du genre, rêvant une réconciliation des « contraires » et que le merveilleux ne soit plus révolu.

Emilie Bouvard

Daniela Krajcova

Mercredi 5 août 2009

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Sojung Jun

Mercredi 5 août 2009

04 The Finale of a Story #6_110x110cm_inkjetprint_2008

www.junsojung.com

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Laura Gozlan

Mercredi 5 août 2009

L.Gozlan

À propos de deux films réalisés par Laura Gozlan, Quando corpus morietur et Le rapt de l’escalier :
«Il y avait là, en effet, et dans la fabrication des images et dans leur agencement, un gauchissement, une dissymétrie, une approche si singulière qu’on ne pouvait manquer de s’interroger sur l’origine et la destination secrète de ces images. D’où venaient-elles ? À qui, à quelle part obscure de nous-même, s’adressaient-elles ?
À vrai dire, l’univers où, en deux films, nous plonge Laura Gozlan, ne nous est pas entièrement étranger, même si le cinéma ne l’a qu’épisodiquement exploré. C’est l’univers des romans noirs du début du XIXe siècle (Radcliffe, Lewis, Mathurin,…), mais, avant tout, l’atmosphère qui baigne les dernières années du même siècle, lorsque Charcot s’intéresse aux maladies nerveuses, que Huysmans écrit «A rebours» et que l’ombre d’Edgar Poe assombrit ce qui s’écrit au tournant du siècle.
Le projet que Laura Gozlan envisage aujourd’hui, Moorlag, rassemble et exacerbe ce qu’elle a expérimenté dans ces deux films. C’est pourquoi il n’y a pas grand mérite à attendre un film flamboyant et drôle, éclairé au soleil de la plus noire mélancolie – et joyeusement cruel.»

André S. Labarthe

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Raffaella Crispino

Mardi 4 août 2009

Raffaella Crispino

www.raffaellacrispino.com

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Raffaela Crispino, Italie, 1979, vit et travaille à Naples.

Raffaela Crispino est une infatigable voyageuse, qui s’inspire de ses rencontres et des lieux découverts pour réaliser ses œuvres. Pour mieux appréhender le ressenti d’une ville ou d’une population, elle collecte et sélectionne des détails troublants, par la suite rejoués dans ses vidéos. Les personnages présentés, une petite fille régurgitant un origami en papier de bonbon, de jeunes collégiennes aux masques de samouraï ou encore des nageurs silencieux surnageant à la surface de l’eau d’une piscine ne sont pas des acteurs, mais des individus croisés au fil de ses rencontres. Dans la vidéo Suburbia, elle joue sur l’image d’un Japon fantasmé en Occident, mais qui prend la forme d’une terre inconnue et étrange. S’inspirant des espaces industriels de la ville de Kitakyushu, dans laquelle elle a suivi une résidence, elle met à jour une angoisse latente : personnages comme lieux semblent figés, dans l’expectative d’un changement qui ne survient pas. Les dessins reprennent quant à eux des motifs à la fois réels et imaginaires d’une banlieue japonaise, flottant de manière indéterminée sur un fond métallisé.

Camille Paulhan

Enrico Centonze

Mardi 4 août 2009

Enrico Centonze

Depuis 2005, le travail de l’artiste suisse Enrico Centonze se concentre dans l’espace public. Ses actions, pour la plupart spontanées, ont pris place dans les villes telles que Londres, Prague, Zürich ou Berlin. Elles réagissent soit au lieu dans lequel elles prennent place, soit à un événement d’actualité. À partir de là, il développe un vocabulaire performatif artistique qui prend la forme de sculptures et d’installations temporaires. Les actions peuvent durer entre quelques heures et plusieurs jours ; elles sont documentées sous forme de vidéos et de photographies. Centonze travaille le plus souvent avec des drapeaux faits de papier, qu’il plante dans le sol ou qu’il attache à des poteaux. À partir du moment où le public se trouve confronté au processus mis en place, l’œuvre prend sa forme définitive.

L’action Everybody wants Gold – Rettung in Sicht (Chacun veut de l’or – Sauvetage en vue) présentée à Jeune Création a été réalisée en Octobre 2008, c’est-à-dire une semaine après l’annonce du paquet de sauvetage de 500 milliards d’euro débloqués par l’état allemand pour secourir les banques du pays. Centonze a installé sur le parterre du Reichstag 500 drapeaux faits de couverture de survie. Avec l’aide d’une équipe de huit personnes, l’artiste a pu planter environ 150 drapeaux, jusqu’à ce que la police intervienne et interrompe la performance.
Les drapeaux étalés et dressés devant le Reichstag apparaissent comme des restes d’un champ de bataille. Sans que cette guerre ou les dommages qu’elle ait pu causer soient visibles, cette guerre pourrait être celle de l’agression de la vie de tous les jours par les medias. Elle pourrait être également celle du contrôle de l’espace public. Mais devant les yeux des spectateurs, elle apparaît surtout comme une bataille sans combat, une reddition contre le vide. À la manière de Don Quichotte qui se bat contre les moulins à vent, il se dégage de Everybody wants Gold une situation absurde et déconcertante. Et c’est justement à travers cette absurdité que les choses se dévoilent, que les conditions et l’état de l’environnement se démasquent.
L’artiste cherche à montrer un état de crise actuelle. Tout en utilisant des moyens stratégiques similaires aux medias – rapidité de réaction, répétition des formules, caractère éphémère et réduit du papier ou de l’action – il répond à un système contemporain et occidental qui livre de façon continue et expéditive une guerre visuelle rendue abstraite.
Oriane Durand

www.enrico111.com

Enrico CentonzeEnrico CentonzeEnrico Centonze

Siegfried Bréger

Mardi 4 août 2009

Bréger S.

Il me semble toujours restrictif de vouloir orienter un travail dans une seule direction. J’espère que mes travaux peuvent se regarder de manières différentes, cependant je crois qu’un des éléments qui apparaît dans mes différentes réalisations est le désir de chroniquer le temps qui passe, de définir un espace et de passer constamment du particulier au général (quand je parle de moi, c’est des autres et vice-versa).
Je compose chaque film comme une partition musicale et décline un thème jusqu’à ce que suinte à la surface de l’écran une « petite musique » qui révèle la part d’universelle dans l’anecdote. Anecdote qui est prise dans le réel à partir de ce qui se passe là où je suis au moment où je me trouve.
En percevant les déterminations du réel, il me faut consentir à ce que les choses soient ainsi et pas autrement, or, à force d’observation, il est possible d’y  faire une brèche afin de  révéler ce qui ne se voit pas et de faire entendre ce qui ne s’entend pas. (Révéler comme le révélateur en photographie révèle l’image). J’interroge  les individus et leurs taches, les lieux, les formes, le temps (l’Histoire, le temps présent, le temps chronoscopique ….) dans la perspective de faire émerger l’universel dans le particulier, le passé dans le présent… et tenter de saisir dans le réel tel qu’il s’offre de façon directe à la caméra et au micro l’universel et l’intemporel.

C’est dans ce sens que je  poursuis  mes recherches. Mon travail vise à interpréter le visible, « informer » (étymologiquement donner une forme, façonner dans l’esprit) la représentation que les hommes du XXI siècle se font du monde en m’appuyant sur la  confrontation de paradoxes, là où il y a tension. Dedans / dehors ; privé / public; universel / particulier, etc.

Ma démarche s’inscrit dans un souci constant d’économie de moyens pour conserver la plus grande autonomie possible et rester  au plus près du réel.

www.siegfried-breger.net

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Siegfried Bréger, France, 1971, vit et travaille à Nantes.

En attendant ce jour, installation vidéo, 7′, 2009.

Composée de neuf écrans dont les images déroulent chacune une narration qui leur est propre, En attendant ce jour se veut être une réflexion sur le temps qui passe. Les neuf bandes-son se superposent dans un rythme régulier, rythmé par le halètement du chien, la cannette poussée par le pied et le bruit de l’eau qui coule dans la douche. Accumulation de différentes temporalités, des plus rapides aux plus contemplatives, l’œuvre est aussi le condensé d’une expérience à valeur d’initiation, à savoir l’isolement de l’artiste et de son amie dans une maison située dans un lieu désert du Nouveau Mexique. Réflexion sur l’ennui, le retranchement, la solitude, l’œuvre ne veut pas développer un récit mais éveiller des sensations, des souvenirs et des réminiscences. Jusqu’au silence final, promesse d’une harmonie retrouvée.

Camille Paulhan

Pauline Bastard

Mardi 4 août 2009

pauline Bastard

Mon travail se construit autour de mes outils, en les détournant de leurs fonctions habituelles pour les pousser vers des tendances que je remarque chez eux, je les emmène vers un dépassement d’eux-mêmes. Les objets sont souvent surfaits et donc leur simple emploi me semble une limite, un gâchis, je trouve chez eux des qualités plastiques et narratives. De diverses façons, je fabrique une sorte de poésie autour des icônes de mon ordinateur, d’objets ordinaires ou de mon matériel de travail. Mon positionnement est semblable à celui d’un amateur qui bricole avec le quotidien, j’utilise les images prédéfinies qui sont à ma disposition, les couchers de soleil des fonds d’écran, les graphismes multicolores des logiciels et d’autres gadgets des bazars et je leur crée des rôles sur mesure dans des saynètes dont ils deviennent les héros grâce à ce qu’ils sont et non ce qu’ils sont censés faire. Je les prends au premier degré, et dans cette posture candide, je bricole avec ces objets triviaux un art du minimum, d’où émane un second degré, une prise de distance vis-à-vis de la surfacture de ces éléments en même temps qu’une poésie du dérisoire, romantique et burlesque.

www.paulinebastard.com

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Pauline Bastard, France, 1982, vit et travaille à Paris.

Adepte du pas grand-chose et du low-tech, Pauline Bastard s’intéresse aux jeux de mots et d’images ; si des marques de bronzages deviennent les lettres d’un alphabet pour le moins réduit, un fond d’écran Windows devient prétexte à un conte créole qui peut paraître exotique mais qui se révèle bien vite insignifiant. Elle expose, à côté de ces œuvres en forme de rébus, deux installations au premier abord sensationnelles, mais dont les artifices peuvent être rapidement découverts. Le tas de feuilles mortes dans lequel fourmilleraient des insectes variés, microcosme animé le temps de l’exposition, n’est qu’un subtil jeu de caméras et de projections non reliées ; quant à l’orage produit par des flashs lumineux et des enceintes poussées au maximum, il semble être présenté comme un hommage à Roman Signer, le spectaculaire en moins. Comme dans les premières œuvres de ce dernier, réalisées avec des petits riens, celles de Bastard continuent de nous fasciner, quand bien même nous sont dévoilés les secrets de fabrication. Avec ironie, l’artiste donne à voir des effets spéciaux de bazar, auxquels pourtant chacun aimerait croire.

Camille Paulhan

Arnaud Aimé

Lundi 3 août 2009

arnaud aimé

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Arnaud Aimé, France, 1979, vit et travaille à Paris.

Pour ses œuvres dérangeantes, Arnaud Aimé manie tout aussi bien le crayon que la photographie ou la vidéo. Qu’il dessine des enfants difformes aux regards ennuyés ou filme des personnages noyés au milieu de la solitude des repas familiaux pourtant animés, pour l’artiste, notre comportement social se plie à des exigences qu’il faut mettre à nu. Les individus qu’ils représentent sont rarement seuls, et pourtant ils apparaissent toujours dans une position qui fait ressortir leur différence, et par là même leur retranchement au milieu du groupe.

Camille Paulhan

Sirine Fattouh

Mardi 9 septembre 2008

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Keisuke Takahashi

Lundi 1 septembre 2008

Liddy Scheffknecht

Lundi 1 septembre 2008