Archive pour le mot-clef ‘Performance’
Elisabeth S. Clark
Mercredi 30 juillet 2008Filomena Borecka
Mercredi 30 juillet 2008Filomena Borecká (1977) nous ramène mine de rien à des archétypes fondamentaux. Là où les artistes de son âge se contentent bien trop souvent de donner dans le clinquant, de sacrifier aux modes, les plus éphémères, les plus superficielles comme les plus criardes, là où ils s’agitent vainement, parfois piteusement, au nom d’une post-modernité que nous avons déjà oubliée avant même de l’avoir vécue, Filomena Borecká, s’en retourne, tout simplement, à ce qu’il y a d’immémorial en nous. Les différentes séries de dessins qu’elle a effectuées à Paris (Communion 2002, Attraction, 2004, Affinités, 2005…) et à New York (Transmigration, 2003), semblent ainsi traversées par une force élémentaire, primordiale, celle des mouvements internes, des flux physiologiques, des sursauts de l’inconscient, celle aussi des mouvements tectoniques ou des courants énergétiques. On y retrouve ce tracé sûr et affirmé de la main, ces spirales ondoyantes et serrées, ces formes minutieuses et éthérées, qui sont, par ailleurs, les caractéristiques les plus saillantes des dessins de l’art spirite. Non pas que Filomena Borecká, se revendique, ni même qu’elle s’inspire, de cet art médiumnique, mais plutôt qu’en laissant ouverte la porte intérieure, qu’en se penchant sur ces flux, ces rythmes, ces images, qui nous traversent de manière diffuse et informulée, elle rejoint ces médiateurs, ces spectrographes sensibles, qui traduisent en signes et en images les échos internes qui nous relient les uns les autres et nous rattachent aux mouvements de l’univers. Dès lors, le souffle léger, ludique, qui envoyait voleter des bulles de savon, se condense. Il devient souffle créateur ; celui de la pneuma, celui qui nous maintient en vie ; celui aussi de l’anima, celui qui insuffle la vie. On comprend alors pourquoi l’art, à première vue léger, de Filomena Borecka nous retient et nous émeut, puisque c’est la mission même de l’artiste qui est tracée là.
Bertrand Schmitt, « Amplitudes » exposition personnelle à l’Institut français de Prague (l’extrait de l’article paru dans le journal bi-mensuel Atelier, Prague 2005)
Filomena Borecka, Tchéquie, 1977, vit et travaille à Paris.
Incarnation en cours, dessin au crayon Koh-i-Noor, comportant plusieurs nuances dans une mine, 2009
Dessin mural au crayon gris, 2009
Ces travaux de Filomena Borecka, jeune artiste tchèque formée à Paris, composent une seule œuvre, à la fois dessin et installation. Il y est question d’emporter le regard dans ces tourbillons organiques de tissus, de cheveux, de peaux, qui créent nœuds et nodules, et où l’on peut lire certaines connotations sexuelles. La contemplation se fait ici haptique : cette matière semble vivante et se répand sur le mur, on aurait envie de toucher et de caresser. Le choix du crayon à plusieurs nuances de couleur permet de créer une solidarité harmonieuse entre les différents traits colorés, et l’on a ainsi l’impression de se trouver face à une matière douée d’une énergie et d’une vitalité propres. Cette dimension à la fois organique, abstraite et passionnée est la marque du travail de Filomena Borecka, que l’on retrouve dans ses sculptures et performances. Elle s’inscrit ainsi dans ce vaste champ de l’eccentric abstraction selon le concept développé par Lucy Lippard en 1966.
Emilie Bouvard.
Gabriel Hernandez
Mardi 29 juillet 2008Gabriel Hernandez, Canaries (Espagne), 1965, vit et travaille à Paris.
Dessins, 2009, technique mixte.
Gabriel Hernandez présente ici deux dessins. La pratique du dessin est assez originale chez cet artiste qui évolue entre danse et projets-performances de type topographique, ces deux branches de son travail se réunissant autour d’une approche complexe et méthodique de l’espace, particulièrement urbain. Celle-ci obéit à des protocoles qui rendent compte, grâce à une abondante documentation, à la fois de fondamentaux du corps, et du territoire, et s’appuie sur la marche – bien loin de la danse telle qu’on se la représente, y compris dans sa dimension la plus contemporaine. Ces dessins renvoient dans leur ligne expressionniste, apparemment automatique, à une gestuelle à peine contrôlée, à l’état naturel en quelque sorte. Mais ils évoquent aussi des cartes, cartes de villes, d’agglomération avec des zones de bâti, d’infrastructures, de terrains pas encore construits. On pourrait y lire une traduction graphique des rapports du corps au territoire. Gabriel Hernandez tenterait ici de représenter des territoires vécus dans l’imaginaire et dans le corps, des topographies mentales.
Emilie Bouvard.
Hop là! nous vivons
Mardi 29 juillet 2008Agnès Aubague
Mardi 29 juillet 2008Benoit Pingeot
Lundi 28 avril 2008Gerald Kurdian
Jeudi 3 avril 20081999
une Sur-exposition de Gerald Kurdian
Du 5 au 12 avril 2008
Vernissage et performance le samedi 12 avril à 20h
Depuis 2005, Gerald K. écrit des chansons d’amour dans sa chambre à partir d’instruments dont il ne sait pas jouer (piano, guitare, synthétiseurs, harmonica, glockenspiel, jouets, magnétophones, dictaphones, mégaphones etc..).
Avec l’ensemble de ces outils, il essaie, se trompe, fait des reprises de Depeche Mode, écrit des partitions pour une chorale de dinosaures en plastique et parfois donne des concerts sous le nom de This is the hello monster !
Il souhaite sortir un album.
N’ayant pas de lien évident avec le monde de la musique, si ce n’est un autographe de Roch voisine datant de 1992, il décide de créer sa propre maison d’auto-production. Il écrit alors 1999, une performance au travers de laquelle il tentera, dans un lieu unique (la galerie jeune création) et un temps défini (7 jours), de produire un ensemble de documents-témoins restituant, dans le désordre et en musique, certains des événements de sa vie d’avant-folk songwriter.
En tant que performer, Gerald K. n’a pas de fonction précise.
De manière presque administrative, il est ce qu’il fait.
Cette position singulière lui permet donc de ré-envisager avec une certaine distance, son identité et de l’utiliser pour remettre en question le rapport de l’individu au « spectacle ».
Tous les contextes de représentation (images, médias, situations problématiques) deviennent alors les bibliothèques possibles d’une ré-écriture du réel et donc de la pratique spectaculaire.
Ce serait faire du spectacle vivant pour causer du spectacle au sens large.
1999 prend donc appui sur les différentes dimensions propres à l’industrie musicale et tente d’en dégager les problématiques économiques, spectaculaires et sensibles.
Elle prend la forme d’un cut-up de petites actions et de chansons d’amour, articulé autour d’un planning précis de « tâches » réalisées en direct.
Ces « tâches », inspirées directement des rôles-étapes de l’industrie du disque (chanteur, arrangeur, graphiste, réalisateur de vidéo-clips…) veillent alors à la réalisation progressive d’un ensemble de « by-products » (produits dérivés) servant à la promotion d’un groupe musical hypothétique nommé This is the hello monster !
ouverture de la galerie / 6 Villa Guelma 75018 Paris / M° Pigalle
lundi, mardi, mercredi, vendredi 11h-17h
jeudi 13h-21h
et sur RDV au 01.42.54.76.36
Corps à faire… fin à programmer
Samedi 1 mars 2008du 13 au 29 mars 2008
vernissage le jeudi 13 mars à partir de 18h
Performance Sarah Trouche/Marie Lelouche le soir du vernissage à 19h
Corps à faire / fin à programmer
Exposition collective en 2 temps :
> du lundi 3 mars au samedi 8 mars 2008
à l’Institut des études politiques de Paris (SciencesPo 13, rue de l’Université, Paris 6e)
- vernissage lundi 3 mars à partir de 18h -
> du jeudi 13 mars au mercredi 29 mars 2008
à la Galerie Jeune Création (6 Villa Guelma, Paris 18e)
- vernissage jeudi 13 mars à partir de 18h -
Filomena Borecka, dessin.
Olivier Cans, photographie.
Alexandra David, dessin.
Nathalie Gilet, photographie et son.
Florence Girardeau, vidéo et installation sonore.
Marie Lelouche, performance.
Emeric Lhuisset, photographie.
Sarah Trouche, performance.
Cette exposition est née d’un moment de rencontres et d’expérimentation organisé par le réseau Artskool en novembre 2007.
De jeunes artistes émergeants – issus de l’Ecole des beaux-arts de Paris et de la Slade School of Fine Art de Londres – ont avec des étudiants de Sciences Po Paris participé à cet atelier qui s’est déroulé à PAF (Performing Arts Forum) – lieu de résidence artistique situé dans une ancienne école religieuse du 19e siècle en région Picardie non loin de la ville de Laon.
Une thématique a prédominé : corps et identité
« Au sein de la masse, chaque individu reçoit le numéro qui lui revient. Le système de fichage devient performant, les individualités s’effacent et adhèrent à leurs coordonnées chiffrées. La refonte des définitions et prédictions sera bientôt effective. Chacun des corps n’est plus qu’avatar normé. Le processus de disparition est authentifié. Le réseau gère les particularités interchangeables. Les lieux se vident et s’absentent. Les résistances corporelles doivent recourir à des confrontations-tests au réel. Les derniers soubresauts cèdent à l’auto-uniformisation. »
Texte de Florence Girardeau
Horaires d’ouverture de la Galerie Jeune Création:
lundi-mardi-mercredi-vendredi: 10h30-17h
jeudi: 13h-21h
samedi:14h-18h
et sur RDV au 01 42 54 76 36
David Bouchacourt
Vendredi 20 avril 2007David Bouchacourt – « Un os à ronger »
du 26 Avril au 12 Mai 2007
Performance le jeudi 26 Avril 15h-22h
Vernissage le vendredi 27 Avril à partir de 18h
Pot de fin et vente des « restes » le Vendredi 11 Mai à partir de 18h
« Un os à ronger » regroupe une série d’installations performances autour du pouvoir et des symboles du pouvoir que ce soit aux travers des cosmogonies constitutives de notre civilisation (l’écrit et l’image), du grotesque qui en découle ou encore du désarroi qui s’empare de nous face à la masse d’information dont on nous abreuve quotidiennement. Et c’est pourquoi je vous convie à ronger l’os.
« Au commencement, paraît-il, était le verbe »
A.c.p.i.e.l.v. est une installation-performance d’écriture, un cut-up réalisé in situ à partir de textes divers : ainsi François Pinault et Bernard Arnault se trouveront « fusionnés » dans la personne de François-Bernard Piarnault, les devises nationales revisitées et bien d’autres choses…
Performance jeudi 26 avril 15h-22h
Vernissage avec lecture d’extraits vendredi 27 avril à partir de 18h
« Je suis dans la grotte (avec un accent allemand) »
Que se passe-t-il et que pouvait-il se passer dans une grotte à une époque reculée quand les gnomes étaient les maîtres du monde ? Ah, ah, vous tremblez déjà pauvres fous…
Performances du mardi 1er mai au vendredi 4 mai de 17h à 20h
« The war back room »
Le vrai centre décisionnaire pour toutes les guerres en cours, et en plus c’est interactif, un peu comme à la foire. Une manière ludique de résoudre les conflits du monde sur le mode de : je joue à la guerre, je ne fais pas la guerre.
Performances du mardi 8 mai au jeudi 10 mai de 17h à 20h
Pot de fin et vente des «restes » le vendredi 11 mai à partir de 18h
Du mardi au jeudi de 14h à 20h
Le vendredi de 17h à 20h
Et sur rendez-vous
Performance jeudi 26 Avril 15h-22h
Performances du mardi 1er Mai au vendredi 4 Mai de 17h à 20h
Performances du mardi 8 Mai au jeudi 10 Mai de 17h à 20h




































