Archive pour le mot-clef ‘Performance’

Carole Douillard

Mardi 2 août 2011

A sleep, performance, Point éphémère, Paris, 2010, production Une forme pour toute action / Le printemps de septembre (Toulouse), photographie Sylvain Duffard, courtesy de l’artiste


Artiste plasticienne et performer, Carole Douillard utilise son corps comme une sculpture pour des interventions minimales dans l’espace. Intéressée par le contexte social, elle expérimente la possible rencontre entre un corps physique et un corps social incarné par le public, prolongeant en ce sens le travail antérieur des artistes féministes. Elle a notamment tenté de s’endormir en public sur le sol d’une galerie à l’occasion de Nuit Blanche pendant que les visiteurs circulaient autour d’elle et a décrit pendant des heures le public attendant de sa part qu’elle performe. Son travail se situe souvent au bord du spectaculaire tout en l’évitant.

Ses récents projets ont pris place à La Fondation d’entreprise Ricard pour l’art contemporain, à Paris (où elle à présenté une performance avec le chorégraphe et danseur Loïc Touzé), à la Maison populaire de Montreuil, au musée de l’Ermitage et à la galerie Formula/Loft etagi, St Petersbourg (Russie), au Kanuti Giildi Saal, Tallinn (Estonie), au centre Pompidou et au Point éphémère, Paris, au musée des Abattoirs et Printemps de septembre à Toulouse…

Christian Alandete, 2011

www.carole-douillard.com

Sébastien Rémy

Vendredi 22 octobre 2010

100e représentation de, 2010, intervention de pique-nique, Exposition Safari, Cneai

Pour cette exposition Jeune Création au 104, nous avons conçu à 6 mains avec Samuel Delannoy et David Dahan des chaises bancales adressées au personnel (et éventuellement aux visiteurs).
Les assises des chaises ensemble forment un plan non parrallèle à l’axe du sol.

www.sebastienremy.net

Clémence Périgon

Vendredi 22 octobre 2010

Pose (rivière), 2006, vidéoperformance, 30 mn

« Dans sa série des Poses, qui sont toutes des vidéo performances, Clémence Périgon se met en scène, immobile, dans un pan de paysage cadré une fois pour toutes. Ces films ont tous une durée de 30 minutes, durée imposée par le format des cassettes vidéo utilisées. Ils sont ensuite restitués dans leur intégralité, sans aucun montage. Les deux seules options récurrentes dans sa série étant sa présence — du moins celle de son corps — et l’immobilité de cette présence. Elle peut être immergée dans l’eau saumâtre d’une mare, sa tête seule affleurant à la surface. Elle peut être accrochée à mi-hauteur d’un poteau électrique en plein champ. Elle peut être couchée au milieu d’un tas de bûches, sa tête emperruquée dépassant seule de cet amas végétal et mort. Elle peut être accrochée au tronc d’un immense pin, telle une excroissance hors règne poussée à même l’écorce.

À quoi aspire l’artiste au fil de ces demi-heures de fixation patiente au flanc des paysages ? À disparaître dans le décor, à la possibilité d’une action, à expérimenter un panel de sensations naturelles, à rêver, à réaliser des exploits, ou du moins à battre des records ? Ou bien, en guerre, à attendre l’ennemi. Tout ce catalogue d’efforts éreintants et vains en vue de se camoufler finit par esquisser, bien au-delà du burlesque et d’un comique que l’on dit de répétition, l’inquiétante sensation d’une petite armée du même soldat multiplié, petite armée de sentinelles affairées à sa propre sécurité, égrenée dans un paysage perpétuellement innocent.
Quant à cette hypothèse de la guerre, Clémence Périgon m’a répondu : « Le personnage peut être n’importe quoi mais pas n’importe qui. Comme tu le suggérais, il pourrait être un soldat parce qu’il est vide. Il attend une guerre qui malheureusement n’arrive pas. » Et si la guerre n’arrive pas, c’est peut-être qu’elle n’a jamais cessé d’être présente, rendue invisible par cette permanence même. Et surtout, qu’à force d’être guettée du côté de l’extérieur, on en vienne à supposer qu’elle ait pour caractéristique d’être intérieure.
En tout cas, il doit s’agir, d’une manière ou d’une autre, de se débarrasser d’un corps, de le distraire et de le perdre dans un effort ou une attente que rien ne motive plus intellectuellement, ni même fonctionnellement. »
Extrait d’un texte de Jean-Yves Jouannais : Les camouflages de l’infemme Clémence Vassili César Périgon, publié dans la revue Semaine 13.07, à l’occasion de l’exposition ah ! ah !, Galerie du Dourven, Trédrez-Locquémeau, 2007.

http://clemence.perigon.free.fr/

Oxo-Factory

Vendredi 22 octobre 2010

Oxo-Factory est né de la rencontre d’Est#era (Estera Tajber) et de Misiu (Jean-Baptiste Boiteux), artistes vidéastes franco-polonais implantés à Paris. Leur travail s’inscrit à la frontière entre les arts visuels, le théâtre, la création textile. Leur activité artistique de «mix media», se concentre autour des problématiques du temps et de l’espace. Ils invitent sur chacun de leur projet à découvrir de manière ludique un univers urbain fait d’abstractions et de réels provoquant une communication entre l’oeuvre et celui qui la regarde ici et celui qui la regarde là-bas. Oxo-Factory invite les gens à venir s’immerger tout entier dans cette nouvelle réalité.
Ils travaillent en collaboration avec Marcin Wierzbicki (compositeur / programmeur Max/MSP), Tomek Choloniewski (Percussionniste), Sylvain Maziere (R&D), Nikolas Polowski (Décors), Aneta Wierzbicka et Christelle Lassort (violonistes), Olivier Metayer et Nicolas Verger (Appat 203), Patrick Vidal (Musicien, DJ).
www.oxofactory.com

Ms&Mr

Vendredi 22 octobre 2010

Ms&Mr perceive their practice as domestic Science Fiction, seeking the potential of unrealized, augmented relationships. They frequently use their own relationship and archival material as the vehicle for these ideas, finding narrative leverage in the realm of theoretical physics.
In Videodromes for the Alone: The Lovecats 1991/2007, Stephanie lip-syncs and dances to the Cure’s ‘The Lovecats’ in ’91, however in this adaptation an adult Richard accompanies her in the dance, crossing literally from the open black digital space into the screen of her past and restoring Stephanie lone lip sync to the plurality of the original song’s title and her original intention for it to be a collaborative lipsync.

www.msandmr.net

Céline Ahond

Samedi 16 octobre 2010

« On sait bien que tout est faux. Mais je vais vous raconter une histoire vraie. »
N’essayez pas de semer Céline Ahond : elle finira toujours par vous rattraper, que ce soit en patin à roulettes, en vélo, en bateau ou même à dos de ptérodactyles ou autre animal préhistorique ressuscité pour les besoins de la narration.
Car c’est de la sacro sainte narration qu’il s’agit ici : Céline vénère le dieu des histoires, celui qui vous fait parler pour ne rien dire tout en badinant au passage sur les plus grandes questions philosophiques de l’humanité, la mort, l’amour, la maladie, l’amitié, la famille… Elle s’exprime par paraboles, au travers de saut de puces et de bonds de géants dans des histoires grouillant de micros évènements, personnels mais extrapolables à tout un chacun du fait de leur absolue loufoquerie. Il ne faut sans doute pas chercher à démêler le vrai du faux dans les conférences absurdement professionnelles de Céline Ahond, les mondes qui surgissent et s’effondrent devant nous sous son débit ininterrompu sont le fruit d’une construction rigoureuse où éléments par éléments se fait voir une autre réalité, ni vraie, ni fausse. On se retrouve alors à considérer notre monde tangible comme possiblement bâti de toutes pièces, faisant naître un sentiment pataphysique absurde, à l’échelle de l’angoisse humaine.
Cette fois ci, Céline s’est mise en tête d’enquêter sur la mort de Marilyn Monroe, du point de vue digestif de la chose. C’est en croisant des portes ouvertes sur des cartes postales, des méduses multibracchiales, Pinocchio et sans doute encore d’innombrables pieds de poule, qu’elle devrait être en mesure de trouver le fin mot de cette histoire pas nette.
Texte de Dorothée Dupuis (directrice de Triangle à la Friche Belle de Mai à Marseille et cofondatrice du Commissariat) 06.2006

Sarah Trouche

Mercredi 5 août 2009

sarah trouche

La performance est un espace de recherche, conduit par des artistes qui travaillent à travers différentes disciplines mais aussi contexte et lieux.
Constamment à la limite de la danse, vidéos, installation, sculpture et nouvelle formes émergentes trouvent en la performance le moyen d’inventer l’idée «  de process », d’expériences et de présences, plus qu’une simple production de formes et d’objets.
C est un art qui avant toute chose cherche à tester les limites du possible et du permissible.
Et qui reste au plus prés de son contexte et de son public.
La performance nous offre un espace formel et conceptuel pour questionner les relations entre les médiums et les publics .
Dans mon travail le » process » est tout aussi important que l’objet finis
Et la mise en place de l’exposition est vue en terme de format.
Je cherche à garder les choses en suspens et cette irrésolution me permet d’appréhender des rencontres avec les autres disciplines, architectures, philosophie et danse; ainsi la collaboration devient essentielle car elle devient productrice de signes et amène un niveau de complexité de compromis de débordements.
Le travail devient alors imprévisible, car mes performances n’ont jamais de scénarios prédéfinis.
Elles cherchent à créer des déplacements, trouver un rythme, vivre une expérience.

www.sarahtrouche.com

sarah trouchesarah trouche

Sarah Trouche, France, 1983, vit et travaille à Paris

7 photographies de performances contrecollées sur aluminium :

st08_3A, Chelsea College, Londres,UK, 2008
st08_5F, Winter Story show, Shunt Lounge, Londres, 2008
why not action2, HitAndRun project, Setubal, Portugal, 2009
st06_5E, Do Seina ao Amazona project, Rio Negro, Brésil, 2006
st07_3A, Taiwan, 2007
why not action1, HitAndRun project, Cargo Grande Ellade, mer Méditerranée, 2009
st07_5A, Taiwan Artist Village, Taipei, Taiwan, 2007

Vidéo, 3′, boucle, Cargo Grande Ellade, mer Méditerranée, 2009

Sarah Trouche présente ici sept photographies de performances et une vidéo ; elle réalise aussi des performances au 104 pendant Jeune Création, tous les soirs à 20h au 104 : chapter 1 waiting for chapter 2 , chapter 2 waiting for chapter 3, chapter3 waiting for chapter 4, chapter 4 still waiting. Sarah Trouche conçoit la performance comme un lieu d’expérimentation, qui voit le jour à l’issue d’une longue préparation, le process. C’est un lieu de risque au sens où l’on se risque à tester une hypothèse. Ses performances donnent ainsi le sentiment d’une grande maîtrise préalable et font l’objet d’un travail scénographique et chorégraphique d’ampleur qui permette d’élaborer différents types de rapports entre le corps et divers types d’architecture, et de matériaux. La performance est ainsi le lieu où se révèle la réussite ou l’échec de ce qui a été chorégraphié. Les performances de Sarah Trouche s’apparentent à des ordalies médiévales : il s’agit de tester la cohérence plastique et esthétique d’un imaginaire. Une démarche qui s’inspire de Jan Fabre ou de Paul Ardenne.

Emilie Bouvard.

Marcelino Stuhmer

Mercredi 5 août 2009

Stuhmer_Marcelino

www.marcelinostuhmer.com

Stuhmer_MarcelinoStuhmer_MarcelinoStuhmer_MarcelinoStuhmer_Marcelino

Marcelino Stuhmer, Etats-Unis, 1971, vit et travaille à Milwaukee

The Choreographed Accident: A Temporary Memorial for Paul Avery, technique mixte, 2009

Paul Avery (1923-1964) était un agent secret britannique actif au cours de la Guerre Froide dont on a redécouvert récemment le « Warsaw Notebook » – témoignage de sa vie d’espion, qui fit l’objet le 3 octobre 2008 d’un article de Christopher James dans le London Times intitulé « The Choreographed Accident ». Dans ce « carnet de notes », on trouve une photographie d’un accident étrange survenu au début des années 1960, en plein guerre froide. D’après les autorités britanniques, un Zeppelin  se serait écrasé à Cardington dans le Bedforshire ; d’après Avery, il s’agirait d’un tout autre engin, extraterrestre ?, fabriqué dans des matériaux et d’une forme inconnus. Il serait arrivé sur les lieux et aurait participé au maquillage de l’accident. Avery s’est suicidé peu après les faits.  L’installation de Marcellino Stuhmer s’interroge sur la valeur de preuve de l’image : ici, la photographie du « Zeppelin », sur laquelle on aperçoit le « témoin » des faits, Paul Avery, est censée attester de la machination. Elle a pour fonction de prouver l’existence d’un événement étrange, mais c’est Avery, un homme à la santé mentale fragile, qui l’a prise et l’interprète ainsi. La déconstruction de l’espace, suggère l’importance du discours qui accompagne la photographie, et sa capacité à appartenir au champ de la fiction.

Emilie Bouvard

Mehdi-Georges Lahlou

Mercredi 5 août 2009

Lahlou MG

Mehdi-Georges Lahlou était sur les scènes de danse contemporaine (collaboration avec Maria La Ribot (E), la compagnie Le Douaré (FR),etc ) avant de s’inscrire aux Beaux-Arts (Quimper, puis Nantes)

Il s’y  passionne pour l’art de la performance et de la vidéo. Inspiré par des artistes comme Journiac, Molinier, Bowery, Viola, Neshat, Pane ou encore Abramovic. Il développe un travail poétique sur l’Identité à travers une imagerie burlesque mêlant travestissement et personnages chimériques qui paradent pour mieux masquer leur néant intérieur.

Installé à Bruxelles, terreau du surréalisme, Mehdi-Georges ne cesse de parler de ses propres Identités pour mieux explorer celles des autres. Il précise les orientations de son travail, questionnant la représentation et la place d’un corps, ou corps sexuel, dans les cultures musulmanes. Il y questionne aussi la possibilité d’humour dans ces mêmes cultures.

Il crée des images où se confrontent un double, voire un triple stigmate. À travers entre autres, l’épuisement d’un fétiche, celui de l’escarpin rouge, qu’il confronte tout autant aux pavés de nos villes qu’aux objets et symboles religieux.

Dans son travail plastique, peintures, objets, installations…, Mehdi-Georges tend a trouver des passerelles, utopiques, mais humoristiques entre Nord et Sud. Il s’agit d’une impossible synthèse.

David Lambert.

www.mehdilahlou.com

Lahlou MGLahlou MGLahlou MGLahlou MGLahlou MG

Medhi-Georges Lahlou, Français et Marocain, 1983, vit et travaille à Bruxelles.

Installation, performances, technique mixte.

Medhi-Georges Lahlou réalise des performances et des installations qui traitent avec humour à la fois des identités culturelles et de genre, au point de les dissoudre les unes dans les autres. Et en effet, si le genre est une construction sociale, par opposition au sexe biologique, il est alors pris dans le tissu culturel dans lequel il se construit, quel qu’il soit. Jonglant d’une communauté à l’autre, de l’ethnie au genre, par ses actions burlesques, Lahlou effectue un travail de sape. Il se livre à une sorte de typologie des clichés associés au monde arabo-musulman, et les attaque à coup de talons aiguille rouges, au cours de performances qui sont autant d’exploits sportifs censés tester la testostérone. Ces talons sont ceux de cette figure topique qu’est le queer, le trans ou le travesti. La « tête d’arabe » de la photo rencontre les chaussures de vamp : stigmate + stigmate = 0. Mehdi-Georges Lahlou s’attaque à la définition de la masculinité dans cette sphère culturelle, et teste en quelque sorte inlassablement, performance après performance l’ébranlement de cette culture, ici ou là-bas, par la déconstruction du genre, rêvant une réconciliation des « contraires » et que le merveilleux ne soit plus révolu.

Emilie Bouvard

Pauline Curnier Jardin

Mercredi 5 août 2009

pauline curnier jardin

www.myspace.com/colinprunierlapine
www.insect-grime.com

Depuis le début, ma pratique artistique consiste à raconter. À raconter des histoires, ou plutôt ce que j’appelle des «rapiècements narratifs», sortes de cadavres-exquis oraux ou picturaux souvent bancals, absurdes, épiques, noirs, drôles. Comme ce qu’il advient des événements d’une vie qui verrait, comme Don Quichotte avec l’aventure, de potentielles histoires d’amour ou de destinée dans chacun de ses segments, mais surtout comme seule perspective de survie. Ce travail fragmentaire puise dans les mythes et les légendes populaires, l’actualité, dans l’histoire politique ou l’anecdote, dans les objets, les sons et les personnages de mon proche -environnement.-
Ma fascination pour les monstres, les objets et les animaux donne un ton quelquefois grinçant et pathétique à ces histoires dans lesquelles ces derniers jouent le rôle du héros, du sujet pictural ou d’un personnage métaphysique, accentuant à la manière des contes la relation absurde ou énigmatique que nous pourrions entretenir avec ceux-ci, et notre propre peur d’être «des leurs». Ces récits s’articulent grâce à différent médiums tel que le dessin, la photo, le film, l’écriture, la performance ou la chanson et se déploient aussi dans l’installation. Ils projettent à la manière d’un théâtre de poche un univers inspiré du cinéma et du spectacle qui sont mes domaines de prédilection et dans lesquels la question de la collaboration est centrale.
Ma démarche est motivée par les questions à la scène, au cinéma, à la musique et à la littérature, et mon travail, peu importe le médium qu’il emploie, s’inspire et collabore à ces langages. C’est dans cet esprit que j’ai effectué une série de performances où je raconte seule sur scène l’histoire du film que je suis en train de faire. Projetant sur un écran des extraits de ce futur film pour en appuyer le récit oral, chantant le générique au piano, mimant les personnages absents des images, je cherche à faire entrer du vivant en tant que tel dans le cinéma, à déplacer le spectateur de la deuxième à la troisième dimension, mêlant les aventures fictives du personnage principal à ce qui se passe dans l’espace même où celles-ci sont racontées.

pauline curnier jardin pauline curnier jardin pauline curnier jardin pauline curnier jardin

Pauline Curnier-Jardin, France, 1980, vit et travaille à Paris et à Berlin.

De la ciboulette dans la maison-crâne, 2009, installation composée de : »Amis «   (première version d’une collection), 2009, vidéo, 6’40 » (musique : Leyland Kirby) ; « Mami » (Le nez de Mami et les Prosôponpons), 2009, photographie (prise de vue : Jean-Francois Robardet), « La fâveur de la Bûche-Flûte » (Acte III du Salon d’Alone), 2009, sculpture (céramique, bois, fer) et « Amis », 2009, série de 8 dessins (encre sur papier)

Pauline Curnier-Jardin présente ici un ensemble d’œuvres selon une esthétique proche de celle du cabinet de curiosité. Plusieurs médias cohabitent, et certains objets renvoient à d’autres créations de l’artiste : « la fâveur de la bûche-flûte » est un personnage de l’opéra Le Salon d’Alone (2008-2009). A l’arrière-plan de « Mami », on découvre la série de quatre sculpture-masques Les Prosôponpons (2004-2008). Quel rapport entre ces formats hétéroclites ? Il s’agit toujours d’objets, trouvés, chinés, vus dans des musées (« Amis », vidéo ou dessins) et auxquels l’art de Pauline Curnier-Jardin redonne une vie propre. La théâtralité du dispositif est ainsi une condition sine qua non de ce processus : c’est cet univers fantasmagorique propre à l’artiste qui réanime les objets, dont la vie se manifeste entre autres par l’abondance des connotations sexuelles. Ainsi, ces objets dits « primitifs », qui viennent renouveler l’art occidental depuis le début du siècle (arts premiers, jouets, objets artisanaux et folkoriques), sont ici réanimés par l’art. Ils conservent du coup cette inquiétante étrangeté qui est la leur et nous plongent dans un univers marqué par l’altérité.

Pauline Curnier-Jardin participera aussi à deux performances collectives au cours de Jeune Création.

Performances : La Carmagnole des She-Romps – 2009, 25′ avec Catriona Shaw, samedi 7 novembre à 19h ; Les Vraoums -  2009, concert spectacle, 60′, avec Maeva Cunci, Pauline Curnier Jardin, Aude Lachaise et Virginie Thomas, dimanche 8 novembre à 18h30

Enrico Centonze

Mardi 4 août 2009

Enrico Centonze

Depuis 2005, le travail de l’artiste suisse Enrico Centonze se concentre dans l’espace public. Ses actions, pour la plupart spontanées, ont pris place dans les villes telles que Londres, Prague, Zürich ou Berlin. Elles réagissent soit au lieu dans lequel elles prennent place, soit à un événement d’actualité. À partir de là, il développe un vocabulaire performatif artistique qui prend la forme de sculptures et d’installations temporaires. Les actions peuvent durer entre quelques heures et plusieurs jours ; elles sont documentées sous forme de vidéos et de photographies. Centonze travaille le plus souvent avec des drapeaux faits de papier, qu’il plante dans le sol ou qu’il attache à des poteaux. À partir du moment où le public se trouve confronté au processus mis en place, l’œuvre prend sa forme définitive.

L’action Everybody wants Gold – Rettung in Sicht (Chacun veut de l’or – Sauvetage en vue) présentée à Jeune Création a été réalisée en Octobre 2008, c’est-à-dire une semaine après l’annonce du paquet de sauvetage de 500 milliards d’euro débloqués par l’état allemand pour secourir les banques du pays. Centonze a installé sur le parterre du Reichstag 500 drapeaux faits de couverture de survie. Avec l’aide d’une équipe de huit personnes, l’artiste a pu planter environ 150 drapeaux, jusqu’à ce que la police intervienne et interrompe la performance.
Les drapeaux étalés et dressés devant le Reichstag apparaissent comme des restes d’un champ de bataille. Sans que cette guerre ou les dommages qu’elle ait pu causer soient visibles, cette guerre pourrait être celle de l’agression de la vie de tous les jours par les medias. Elle pourrait être également celle du contrôle de l’espace public. Mais devant les yeux des spectateurs, elle apparaît surtout comme une bataille sans combat, une reddition contre le vide. À la manière de Don Quichotte qui se bat contre les moulins à vent, il se dégage de Everybody wants Gold une situation absurde et déconcertante. Et c’est justement à travers cette absurdité que les choses se dévoilent, que les conditions et l’état de l’environnement se démasquent.
L’artiste cherche à montrer un état de crise actuelle. Tout en utilisant des moyens stratégiques similaires aux medias – rapidité de réaction, répétition des formules, caractère éphémère et réduit du papier ou de l’action – il répond à un système contemporain et occidental qui livre de façon continue et expéditive une guerre visuelle rendue abstraite.
Oriane Durand

www.enrico111.com

Enrico CentonzeEnrico CentonzeEnrico Centonze

Magali Sanheira / Survivance

Jeudi 29 janvier 2009


Magali Sanheira – Survivance
envoyé par Jeune-CreationRegardez plus de courts métrages.

Survivance

Magali Sanheira

Exposition du 12 au 28 février 2009

Vernissage le 12 février à partir de 18h

Concert électroacoustique de Gael Angelis à 19h30

Artiste multidisciplinaire, Magali Sanheira maîtrise aussi bien la sculpture et l’installation que la photographie.
Forgée par un métissage de culture portugaise et française, l’artiste entretient dans son approche artistique une certaine nostalgie du futur.
Les installations déploient des formes dépouillées et minimales comme pour mieux mettre en exergue un processus de fonctionnement et invitent le spectateur à pénétrer ces rébus.
Les couleurs font vibrer le son encore brut et franc des matériaux, avant de laisser apparaître quelques détails, quelques reflets d’où émerge peu à peu notre oeil inquiet.
Entre jeu pour enfants et objets dangereux, les oeuvres perturbent et troublent les repères symboliques et rentrent en collision avec notre propre histoire.
Le travail de Magali Sanheira est rythmé par une douceur cruelle qui développe par sa logique et sa rigueur un questionnement sur les normes sociales et familiales dressant ainsi une transcription des oppressions devenues ordinaires et quotidiennes.

“Milieu Complexe #1”:
Vidéo projection: photo et images de synthèse. Muette Boucle
Un environnement est un milieu complexe, tant artificiel que naturel. Je traite alors une photographie de paysage, où humain et industrie sont présents, dans un “environnement de programmation” pour donner à ces fragments, un rythme, des paramètres aléatoires, un mouvement, pour en faire une animation numérique.

“Survivance”:
Sculpture Installation: Boîtier électronique, ampoule noire, ampli, enceintes, bande sonore, béton.
Dans l’air flottent des sons d’insectes.
Ces sons contrôlent l’intensité d’une lumière noire. Cette lumière noire éclaire une surface de béton. Image d’une dérive urbaine et industrielle, où la lumière est l’unique témoin du moindre signe de vie.

Notes:
Champs d’enregistrement, environnements sonores réalisés par: Alan Boans
Pièce sonore pour l’installation “Survivance” de l’artiste plasticienne Magali Sanheira
Extraits de la pièce musicale “Bioacoustic Microorganisms”
Sources: oiseaux, insectes, grenouilles et pluie.
Équipement artisanal utilisé pour l’enregistrement de la source. Aucune manipulation supplémentaire du bruit n’a été ajoutée.

“Sculpture/instrument #3”.
Concert/Performance: de Gaël Angelis.

Né en 1973, vit et travaille à Paris.
Artiste plasticien musicien et batteur de formation, il collabore avec de nombreux musiciens, Z’EV, Otto Von Schirach, Dj Urine, Alan Boans, Ewen Chardronnet, Loris Gréaud …
Il développe également des projets solos, projets électroacoustiques de “sculpture-instrument” où sont mis en vibrations divers instruments, objets et matériaux par phénomène de feedback.
Son intention est de révéler la nature physique du son, grâce  à la mise en relation entre le son projeté et l’espace architectural acoustique dans lequel il est produit.

Galerie Jeune Création – 6 Villa Guelma – 75018 (M° Pigalle)

mardi de 13h à 21h
mercredi, jeudi, vendredi de 11h à 17h
samedi de 14h à 18h et sur RDV au 01 42 54 76 36

Pablo González Trejo / Portraits d’Amis

Jeudi 11 septembre 2008

Pablo Gonzalez-Trejo - Portraits d\'Amis

Pablo González Trejo

Portraits d’Amis

Du 12 septembre au 3 octobre 2008

Ten personal friends of the artist were invited to confront their portraits and erase them with white paint.

Galerie Jeune Création – 6, Villa Guelma – 75018 Paris – Métro Pigalle

Lundi, mardi, mercredi, vendredi de 13h à 17h
Jeudi de 13h à 21h et sur RDV au 01 42 54 76 36

Pablo Gonzalez-Trejo - Portraits d\'AmisPablo Gonzalez-Trejo - Portraits d\'AmisPablo Gonzalez-Trejo - Portraits d\'AmisPablo Gonzalez-Trejo - Portraits d\'AmisPablo Gonzalez-Trejo - Portraits d\'AmisPablo Gonzalez-Trejo - Portraits d\'AmisPablo Gonzalez-Trejo - Portraits d\'AmisPablo Gonzalez-Trejo - Portraits d\'Amis

Zach Rockhill

Lundi 1 septembre 2008

Marie-Anne

Jeudi 31 juillet 2008

www