Archive pour le mot-clef ‘Installation’

Morgane Fourey

Jeudi 21 octobre 2010

Dernièrement mon travail a pris de nouvelles directions, tout en conservant un lien avec des pièces antérieures véhiculant déjà de manière sous-sous-jacente les notions d’intime et de souvenir, telles que « Silhouettes », « Pièces extrudées », « Echelle contenue »…
Dans des pièces plus récentes comme « IPN « et « Colonnes » j’utilise des éléments de l’architecture moderne en peignant à leur surface des imitations de matière. Rappelant les colonnes gréco-romaines et les poutres normande, ces objets et leur mise en espace renvoient à des archétypes de l’architecture, convoquant des souvenirs de la mémoire collective.
Avec une pièce comme « Foyer » j’aborde la question du temps comme un point de vue, les bûches constituant cette pièce étant comme figées dans un instant.
Avec ces volumes j’ai aussi intégrer la notion de picturalité, en imitant des matières à la surface de ceux-ci , je fais ainsi référence à certaines traditions de la peinture.
Ces objets sont comme arrêtés dans leur processus de détérioration lorsqu’il s’agit d’éléments organique comme les bûches et les fruits, figés dans leur altération ils deviennent des objets de contemplation à la manière des natures mortes et des vanités.
Avec ce procédé de peinture en volume j’aborde aussi la question du factice, du trompe l’œil pouvant être aussi bien considéré comme une pratique artisanale utilisé par les peintres en décors, populaire ou raffiné, et comme une tradition de la peinture classique, cette technique crée une ambiguïté entre l’artisanat et l’art.
Dans les projets en cours j’aborde la question du déchet, des chutes en opposition avec la notion de préciosité relative au imitation de matières nobles ou à la manière raffiné de peindre des objets désuets ou altérés. J’effectue ainsi des allers-retours entre ces deux notions contradictoires qui prennent la forme d’objets hybrides.

http//collectifcross.org
http://morganefourey.blogspot.com/

Jean-Marc Forax

Jeudi 21 octobre 2010

« Les installations de Jean-marc Forax emmènent le spectateur vers sa propre compréhension de l’essence même du processus cinématographique, tout en bousculant la perception du temps et regards.
Le dessin s’anime ? Les images en mouvement se figent ? De son point de vue, rien de tout cela : il se crée une image fantôme, des jeux d’ombre et de lumière, une mise en scène de ce qui nourrit sa vie et sa pratique plastique : les scènes prégnantes du cinéma, et la mort, qui semblent se cacher en elles. »
Frédérique Roussel

http://jeanmarc.forax.info/

Gaspard Drubigny

Jeudi 21 octobre 2010

Mon travail se base sur l’observation et la prise en compte systématique de l’erreur dans un programme, un appareil, une image ou un son, comme l’expression d’une forme de réactivité de la matière.
La mise en évidence de ces phénomènes, à travers la sculpture, l’installation, la performance ou l’édition me permet de considérer ces éléments intempestifs comme des manifestation d’une possible identité de l’objet.
L’ensemble de mes recherches consistent, la plupart du temps, en une réhabilitation d’appareillages aujourd’hui obsolètes. Le perfectionnement constant de l’industrie et des sciences tient à l’écart toute forme d’erreur sous peine d’arrêt total du fonctionnement. Toute modification ou réparation devient alors impossible : seule la fonction de production utile prime.
L’idée est de signifier, à travers une mise en place de dispositifs de modification du corps de l’objet, une cohérence dans l’apparition de l’aléatoire. Tout comme pour les horloges chimiques où des milliards de molécules oscillent en synchronie, ou encore les colonies d’amibes où les cellules coopèrent pour former un organisme, c’est un comportement logique mais potentiellement libre de la matière que j’interroge. Ainsi, toutes traces de l’activité interne (électrique, magnétique, vibrations, propriétés des matériaux ,etc.), toujours passées sous silence en tant que preuve d’imperfection et donc de non-fonctionnalité, prennent la forme d’une trace résiduelle d’activité propre. Lorsque l’on supprime la raison d’être de l’objet apparaît alors un langage inconnu. Une parole propre à la matière considérée. Ces organismes peuvent alors exprimer, générer, une forme de création.

http://www.collectifcross.org/artists/1

Alban Denuit

Jeudi 21 octobre 2010

Une standardisation du quotidien est à l’œuvre.
Route, semi-remorque, voiture, emplacement de parking, palette de transport, carton, feuille de papier, habitation…
Afin de garantir sécurité, échanges, coûts de fabrication, toutes ces surfaces respectent des normes et une logique.
Mes œuvres identifient ces espaces quotidiens. Elles donnent forme aux règles qui conditionnent leur fabrication.
C’est en matérialisant la norme, en la confrontant à sa propre matière et à la dynamique des matériaux, en la rendant extrême, en la manipulant et en la mettant à mal, qu’elle révèle le vocabulaire, la logique, l’ordre et les ambiguïtés de notre monde.
Quelles sont les limites des normes? Quel est l’imaginaire de nos espaces quotidiens?
Saisir les normes et la logique des espaces qui nous entourent est le moyen pour l’individu d’explorer et de réaliser son monde.

Geoffrey Crespel

Mardi 19 octobre 2010

www.geoffreycrespel.fr

Delphine Chevrot

Mardi 19 octobre 2010

Photo Marc Domage

Sans titre (vous ne l’emporterez pas avec vous) interroge l’existence d’extremum sensitifs ou émotionnels inscrits en creux dans l’enveloppe du corps.
Un dispositif climatologique enrobe la sculpture d’une pellicule de givre, puis cesse pour atteindre un état de fonte. Le processus se boucle indéfiniment. Chaque fois, il semble s’échapper ou revenir un supplément ectoplasmique aqueux, mêlé à l’éther des lieux.

www.delphine-chevrot.com

Julie Chaumette

Mardi 19 octobre 2010

Entre geste absurde et profond désir d’absolu, Julie Chaumette cherche le point où l’instant rejoindrait l’éternité. Elle sonde la profondeur de chaque élément du réel en questionnant des formes « réduites à leur maximum », où  les formes s’effacent pour laisser place au potentiel qu’elles contiennent. Ses propositions plastiques, souvent à la limite de la présence, témoignent du caractère insaisissable mais  pourtant perceptible d’une telle rencontre.

www.juliechaumette.net

Charlotte Charbonnel

Mardi 19 octobre 2010

Charlotte Charbonnel est une véritable tête chercheuse. A l’écoute de la polyphonie des sphères, du chant des étoiles et de celui des dunes, son travail s’inscrit dans l’onirisme et le mystère des évolutions du monde naturel et scientifique.
Capturer un nuage, pédaler pour faire lever le soleil, entendre le bruit du vent et celui de la neige, écouter le bruit de la matière et des éléments… l’artiste se joue des représentations de notre monde et propose au public de partager ses découvertes : une sorte de laboratoire où ses expérimentations nécessitent autant l’implication de spécialistes (en météorologie, astronomie, géologie, acoustique…) que la construction d’une esthétique renouvelant l’approche sensible que nous avons de notre univers naturel.
Si l’artiste valorise les procédés de transformation d’un matériau et les changements d’états d’un phénomène par la création d’installations sonores et immersives, c’est pour mieux ouvrir notre champ de connaissance et notre « amateurisme » scientifique en une multitude de procédés fictionnels, psychiques et poétiques.
Car c’est bien le souhait de Charlotte Charbonnel de nous impliquer dans ses explorations et d’en repousser les limites perceptives, alliant la critique d’une représentation de l’espace scientifique à l’expérimentation d’un monde en perpétuel devenir.
Judith Lavagna
www.charlotte-charbonnel.com

Guillaume Aubry

Samedi 16 octobre 2010

Ma double pratique de l’art et de l’architecture m’aconduit à réaliser des projets qui consistent le plus souvent en des installations in-situ fondées sur un travailen collaboration (…) ; une installation performée qui génère un déroulé fictionnel, des relations de cause à effet souvent absurdes activant unenarration dont le personnage principal serait l’espace lui-même. Ce n’est pas tant la vérité de la performance ou la cohérence de l’histoire qui m’intéresse que lafaçon dont une manipulation subtile et maîtrisée des éléments d’un lieu ré-active l’espace tout entier. Dans ces installations se trouvent très souvent la questionde l’accident, potentiel ou passé ; l’idée d’une sorte d’équilibre instable ou de précarité formelle. Je travaillein-situ car je ne produis rien en atelier : l’espace d’exposition est également l’espace de création de l’oeuvre.

www.guillaumeaubry.com

Céline Ahond

Samedi 16 octobre 2010

« On sait bien que tout est faux. Mais je vais vous raconter une histoire vraie. »
N’essayez pas de semer Céline Ahond : elle finira toujours par vous rattraper, que ce soit en patin à roulettes, en vélo, en bateau ou même à dos de ptérodactyles ou autre animal préhistorique ressuscité pour les besoins de la narration.
Car c’est de la sacro sainte narration qu’il s’agit ici : Céline vénère le dieu des histoires, celui qui vous fait parler pour ne rien dire tout en badinant au passage sur les plus grandes questions philosophiques de l’humanité, la mort, l’amour, la maladie, l’amitié, la famille… Elle s’exprime par paraboles, au travers de saut de puces et de bonds de géants dans des histoires grouillant de micros évènements, personnels mais extrapolables à tout un chacun du fait de leur absolue loufoquerie. Il ne faut sans doute pas chercher à démêler le vrai du faux dans les conférences absurdement professionnelles de Céline Ahond, les mondes qui surgissent et s’effondrent devant nous sous son débit ininterrompu sont le fruit d’une construction rigoureuse où éléments par éléments se fait voir une autre réalité, ni vraie, ni fausse. On se retrouve alors à considérer notre monde tangible comme possiblement bâti de toutes pièces, faisant naître un sentiment pataphysique absurde, à l’échelle de l’angoisse humaine.
Cette fois ci, Céline s’est mise en tête d’enquêter sur la mort de Marilyn Monroe, du point de vue digestif de la chose. C’est en croisant des portes ouvertes sur des cartes postales, des méduses multibracchiales, Pinocchio et sans doute encore d’innombrables pieds de poule, qu’elle devrait être en mesure de trouver le fin mot de cette histoire pas nette.
Texte de Dorothée Dupuis (directrice de Triangle à la Friche Belle de Mai à Marseille et cofondatrice du Commissariat) 06.2006

Aurélie Mourier

Mardi 20 juillet 2010


(Volume 05981.001., mousse, fil et grille métallique)

Mon travail a pour base la constitution d’un répertoire de toutes les formes existantes ou à venir.
Chacune d’elles est préalablement modélisée dans un logiciel 3D. Ces modèles sont constitués de voxels (pixels à trois dimensions), inscrits dans une matrice cubique de 25 voxels de côté. Chaque modèle classé dans le répertoire est analysé. Des données en sont extraites, elles sont à l’origine de mes réalisations plastiques. Les choix arbitraires et le hasard s’y confondent, nivelés par la mise en boîte.
L’aspect manufacturé des oeuvres fait perdre aux formes leurs côtés lisses et parfaits, basculant du virtuel vers le réel. L’ensemble oscille entre rationalisation du monde et poétisation mathématique.

www.aureliemourier.net

Jonathan Naas

Mardi 20 juillet 2010


(crédits photos, Véronique Portal)

Jonathan Naas explore les paysages et les cultures de mondes dystopiques fantasmés, dans une esthétique post-apocalyptique née du rock, du mysticisme et des systèmes d’organisation de la réalité. Le recyclage de supports et d’images issus de notre civilisation mêlé à l’utilisation à la fois de techniques classiques et de la seule couleur noire permet d’atteindre une radicalité qui confère aux stéréotypes ainsi re-visités une dimension mythologique proche de la cosmogonie. Les paysages nés de ces clichés s’affirment et se vivent comme un morceau de rock hypnotique, répétitif et puissant, un sludge visuel.
(extrait du texte « Sludge » de Juliette Zeller)

http://www.naas.fr/

Giuliana Zefferi

Lundi 19 juillet 2010


Hanna Husberg

Mardi 13 avril 2010

Jeune Création en partenariat avec la Mairie du 18e
présentent l’exposition de:
Hanna Husberg


Le travail de Hanna Husberg évolue entre une pratique régulière de la vidéo, des interventions ponctuelles in-situ, et plusieurs projets d’installation mettant en jeu divers aspects de notre perception physique et visuelle.
L’observation de la matière, la façon dont l’eau passe d’un état à un autre, les mouvements internes du liquide ou du gaz, transmission, photosynthèse, mutation et évolution, qu’elle soit naturelle ou artificielle, constitue une des sources conceptuelles de ses recherches les plus récentes, comme le projet « Dead zone », qui reconstitue de façon artificiel le phénomène de zone morte ou zone anoxique, que l’on observe dans les mers et les lacs atteint par des efflorescences algales.

Dans le cadre de l’exposition proposée à l’espace Jeune Création, Hanna présente, “skogsö” 4’09, “vass” 3’ et “mustikka”, un ensemble qui renvoie à sa terre natale reprenant le proverbe finnois “ Fraise, ma propre terre, myrtille la terre d’ailleurs” dans l’espace fréquenté par les vibrations du métro parisien.

Une situation duale, hybride, tel le contraste entre le groupe de spatules rosées du pavillon “Fauna de l’Indonésie”, et le conservatoire d’un zoo moscovite sous la neige. » – Jb. Calistru


Hanna Husberg
envoyé par Jeune-Creation. – Découvrez plus de vidéos créatives.

Exposition du 22 avril au 2 mai 2010

*vernissage le mercredi 21 avril à partir de 18h
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6 villa Guelma 75018 Paris – métro Pigalle

mercredi jeudi vendredi 11 – 17h mardi 13 – 21h samedi 14 – 18h

01 42 54 76 36 – info@jeunecreation.org
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Exposition coordonnée par le comité « Jeune Création »

Lionel Desneux

Lundi 11 janvier 2010

« Processus organique d’un organisme mécanique »

Exposition du 21 Janvier au 4 Février 2010
Vernissage le Jeudi 21 janvier à partir de 18h


Lionel Desneux
envoyé par Jeune-Creation. – Futurs lauréats du Sundance.

 » En m’inspirant du rapport étroit qu’entretient notre relation à la nature, je voudrais retranscrire l’idée de vie dans la matière. J’observe l’être humain en tant que matière créative qui se compose dans le rassemblement, se décompose puis se recompose.
Avec l’image, je pénètre et donne à voir ce qui est peu ou pas perceptible à l’oeil nu. Le dispositif d’installation me permet de retranscrire la perception du lien entre chaque élément dans la nature. Cette visualisation pourrait rendre l’organisation de la matière organique (végétale ou humaine) mécanique.
C’est peut-être le portrait d’une organisation mécanique d’un
être ou l’organique mécanique d’un peuple,
ou bien le « processus organique d’un organisme mécanique. »

Lionel Desneux


processus organique d’un organisme mécanique
envoyé par Jeune-Creation. – Films courts et animations.

Lionel Desneux
Exposition du 21 Janvier au 4 Février 2010
Vernissage le Jeudi 21 janvier à partir de 18h

Galerie Jeune Création
- 6 Villa Guelma – 75018 (M° Pigalle)
mardi de 13h à 21h
mercredi, jeudi, vendredi de 11h à 17h
samedi de 14h à 18h et sur RDV au 01 42 54 76 36