Archive pour le mot-clef ‘Dessin’

Henri Wagner

Jeudi 4 août 2011

Fracture, 2010, Encres sur papier, 120×80 cm.

http://henriwagner.ultra-book.com


Han Ren

Mercredi 3 août 2011

Miroir No.7, 2011, crayon sur papier, 34×34 cm.

 

http://renhan7.free.fr

 

Sandra Plantiveau

Mercredi 3 août 2011

Eclat 1, 2011, Tirage numérique, scan éclat de graphite.

 

Il s’agit d’adopter et d’expérimenter une attitude ou l’observation est primordiale.

Le trait est à l’écoute, dans une double expérience; entre une réalité physique et un imaginaire qui le parcourt, transformant la nature même du dessin en phénomène.

Il apparait comme une matière vivante, entre document et oeuvre, recherche et résultat.

Ce statut intermédiaire reflète l’importance du processus, et a fortiori du temps.

 

www.sandraplantiveau.com

Loïc Blairon

Mardi 2 août 2011

9 jeux de Gottfried Wiegand, 2010, Performance (d’après un dessin original de Gottfried Wiegand), 9 diapositives, magnétophone et texte enregistré.

 

Mon travail s’articule principalement autour de la sculpture, de la photographie, du dessin, plus rarement de la vidéo et du texte.

La forte présence de la main (dessins, sculptures), et le format souvent réduit des pièces confèrent à mon travail une allure fragile, parfois pauvre (bois,

tissu) mais aussi précieuse (objets anciens), en tout cas très en lien avec ma pratique d’atelier (son quotidien et ses aléas).

Les médiums que j’utilise sont des matériaux que je combine, des éléments que j’articule. De fait, leur mise en circulation et la pollution qu’ils constituent les uns pour les autres en sont les deux principaux moteurs. Si des éléments de répétition apparaissent clairement c’est pour mieux désorganiser l’appréhension de l’ensemble qu’ils forment, les effets de phrase et de série venant renforcer l’idée de composition.

C’est pourquoi au travers de ces combinaisons, j’aime que des constructions complexes soient corrélées à des choses très simples, moyen de produire des décalages. Au travers d’une articulation qui se veut être précise, quasiment univoque, chaque élément procède du collage, équilibre disparate.

En ce sens, articuler, c’est pour moi établir des équivalences et c’est cette idée qui est à l’arrière-plan de tout mon travail. C’est une manière de penser la place et le rapport qu’ont les choses mais aussi et surtout le vide qu’il faut inventer pour les articuler : la césure, la pulsation fabriquent la forme (l’importance qu’a eu la musique dans mon parcours s’incarne probablement ainsi).

Au fond, j’entrevoie toujours mon travail avec l’idée de géométrie : ce que la raison reconnaît distinctement et ce qui lui échappe totalement. Ce qui explique par exemple la récurrence de la feuille blanche, du cadre, de la mesure ; de l’invisible, du mouvement, du malentendu, etc. Autant de manières de tracer des lignes autour d’un sujet, de l’encadrer mais en faisant en sorte que l’étrangeté, la perte, en soit le résultat paradoxal. Rien ne se mesure dans son entier.

www.loicblairon.fr

 

Un tableau / un dessin

Dimanche 6 mars 2011

Un tableau / un dessin
Olivier Filippi

Vernissage le vendredi 11 mars à 18h
Exposition du 12 mars au 9 avril 2011
Du mardi au samedi de 11h-18h

« Suivant deux modes distincts, les œuvres graphiques et picturales d’Olivier Filippi mettent à l’épreuve la vitesse de l’image, l’évidence commerciale du design graphique héritier du Pop, le caractère de pures surfaces des productions culturelles de masse. Les dessins démantèlent le processus visant, dans les tableaux, à atteindre par une voie lente et intuitive, une force d’impact similaire à celle de l’image publicitaire et technologique. À ce titre, par l’espace et le temps d’improvisation et de « désordre » qu’ils s’autorisent, et par leur fragilité même, ils associent à la grande maîtrise dont témoignent les tableaux récents la manifestation du souci profond et réfléchi de renouvellements prochains et de devenirs inattendus. »
Cédric Loire, extrait de « Lent impact », avril 2008.

http://o.filippi.free.fr/


Galerie Jeune Création
24 rue Berthe 75018 Paris (Abbesses / Pigalle / Anvers)
01.42.54.76.36
info@jeunecreation.org

Avec le soutien de la Mairie du 18e.

 

Jérôme Pourcel

Vendredi 22 octobre 2010

Il s’agit d’un jeu avec les notions de reconnaissance et de représentation, le schéma habituel étant : je reconnais, je représente, je reconnais. Ici : je ne reconnais pas, mais je représente, puis je reconnais. C’est le cas, par exemple, des dessins reproduisant une photographie par mise au carreau : chaque parcelle, qui n’est pas ou peu identifiable, est travaillée individuellement. La broderie va également dans ce sens puisque l’élaboration se fait point par point : je ne représente pas une partie d’œil ou de bouche, je brode un motif en forme de croix qui ne prendra sens qu’a posteriori. Ou encore, je ne reconnais pas, je représente, je ne reconnais toujours pas : le mode de représentation – un simple code chiffré correspondant à des niveaux de gris – est insuffisant à la compréhension. Libre à l’éventuel acquéreur d’étancher sa soif de figuration (« faites-le vous-même ») en appliquant les valeurs de gris dans les cases, à la manière d’un jeu pour enfants.

www.depak.net

Clémence Périgon

Vendredi 22 octobre 2010

Pose (rivière), 2006, vidéoperformance, 30 mn

« Dans sa série des Poses, qui sont toutes des vidéo performances, Clémence Périgon se met en scène, immobile, dans un pan de paysage cadré une fois pour toutes. Ces films ont tous une durée de 30 minutes, durée imposée par le format des cassettes vidéo utilisées. Ils sont ensuite restitués dans leur intégralité, sans aucun montage. Les deux seules options récurrentes dans sa série étant sa présence — du moins celle de son corps — et l’immobilité de cette présence. Elle peut être immergée dans l’eau saumâtre d’une mare, sa tête seule affleurant à la surface. Elle peut être accrochée à mi-hauteur d’un poteau électrique en plein champ. Elle peut être couchée au milieu d’un tas de bûches, sa tête emperruquée dépassant seule de cet amas végétal et mort. Elle peut être accrochée au tronc d’un immense pin, telle une excroissance hors règne poussée à même l’écorce.

À quoi aspire l’artiste au fil de ces demi-heures de fixation patiente au flanc des paysages ? À disparaître dans le décor, à la possibilité d’une action, à expérimenter un panel de sensations naturelles, à rêver, à réaliser des exploits, ou du moins à battre des records ? Ou bien, en guerre, à attendre l’ennemi. Tout ce catalogue d’efforts éreintants et vains en vue de se camoufler finit par esquisser, bien au-delà du burlesque et d’un comique que l’on dit de répétition, l’inquiétante sensation d’une petite armée du même soldat multiplié, petite armée de sentinelles affairées à sa propre sécurité, égrenée dans un paysage perpétuellement innocent.
Quant à cette hypothèse de la guerre, Clémence Périgon m’a répondu : « Le personnage peut être n’importe quoi mais pas n’importe qui. Comme tu le suggérais, il pourrait être un soldat parce qu’il est vide. Il attend une guerre qui malheureusement n’arrive pas. » Et si la guerre n’arrive pas, c’est peut-être qu’elle n’a jamais cessé d’être présente, rendue invisible par cette permanence même. Et surtout, qu’à force d’être guettée du côté de l’extérieur, on en vienne à supposer qu’elle ait pour caractéristique d’être intérieure.
En tout cas, il doit s’agir, d’une manière ou d’une autre, de se débarrasser d’un corps, de le distraire et de le perdre dans un effort ou une attente que rien ne motive plus intellectuellement, ni même fonctionnellement. »
Extrait d’un texte de Jean-Yves Jouannais : Les camouflages de l’infemme Clémence Vassili César Périgon, publié dans la revue Semaine 13.07, à l’occasion de l’exposition ah ! ah !, Galerie du Dourven, Trédrez-Locquémeau, 2007.

http://clemence.perigon.free.fr/

Eden Morfaux

Vendredi 22 octobre 2010

Construction de Situations
Nommant ses œuvres des « constructions autant architecturales que mentales », Eden Morfaux pose la question de la fonction de l’art et de l’usage de l’espace public. Interrogeant la place et les relations humaines dans la société ou encore l’architecture comme puissance symbolique, historique ou sociale, les constructions d’Eden ne cessent de se confronter au réel. Les problématiques des rapports entre architecture et sculpture sont extrêmement riches sur de nombreux plans : historique, esthétique, formel, théorique… Proches de certaines théories situationnistes, ou encore des happening Fluxus, ses pièces invitent à un usage indéterminé et à l’expérience : elles révèlent l’espace, un possible, une impossibilité : une « construction concrète d’ambiances momentanées de la vie » (Guy Debord).
Dans l’ensemble de son travail Eden Morfaux invite à l’expérience et à la confrontation. Il cherche à montrer comment l’architecture conditionne les relations entre les individus. Souvent inspiré des formes minimales et abstraites, ses projets acquièrent une autonomie esthétique et formelle. Avec la série des Reliefs Concrets, Eden Morfaux utilise l’esthétique et le dessin architectural dont il développe la dimension de « réinterprétation ». Ces reliefs en béton sont réalisés à partir de photographies de façades d’immeubles. Après un travail de dessin, seuls la dimension graphique et le motif de la façade apparaissent en relief. Les éléments en béton de la façade de l’immeuble en constituent le dessin. L’effet de perspective et l’accrochage vertical sont conservés pour relier le dessin à son origine tridimensionnelle.
La série de photographies intitulée Réalité augmentée fonctionne comme un révélateur. En photographiant un paysage au sein duquel il a pris le soin d’installer un carré blanc, Eden nous invite à investir et à nous approprier un espace neutre. Le concept de réalité augmentée vise à compléter notre perception du monde réel, en y ajoutant un élément fictif. Il s’agit donc bien d’une réalité augmentée par la présence de la sculpture. Ne perturbant pas la lecture de la photographie, cet espace plein autant que vide plonge le spectateur au cœur d’un monde à la fois réel et virtuel. Le spectateur devient acteur en interagissant avec l’espace créé. Ainsi, Eden Morfaux mène tout un travail sur le contexte et  « le ré-investissement ». Dans l’ensemble de son œuvre, il mène autant un travail de construction que de déconstruction.
Clément Nouet

www.edenmorfaux.com

François Jacob

Jeudi 21 octobre 2010

De l’amplification à la révélation

François Jacob manie la couleur et la lumière à la manière d’un peintre. Les formes qu’il peint ou dessine, les photographies de paysages et de formes trouvées qu’il réalise font l’objet de manipulations numériques, de transformations chromatiques. Il s’agit de poursuivre sans cesse l’exploration d’un procédé d’amplification afin d’approcher des terrains cachés, d’ouvrir, sur un mode expressionniste, une brèche dans la perception du réel.

Katell Jaffrès & François Jacob

www.francoisjacob.me

Jérémy Chabaud

Mardi 19 octobre 2010

www.jeremychabaud.com

Laure Carnet

Mardi 19 octobre 2010

Interaction (n.f) : Relation existant entre deux éléments d’un système et qui fait que l’activité de l’un est déterminée par l’activité de l’autre.

Je ne cherche pas à raconter une histoire. Ce qui m’intéresse, c’est d’en susciter une. Par le biais du film, de la photographie ou du dessin, je porte un regard sur nos états et nos attitudes. Le spectateur se retrouve généralement face à des personnages solitaires qui effectuent dans des lieux familiers ou reconnaissables une action qui peut paraître décalée. J’utilise des objets, les décontextualise et les détourne pour leur attribuer un nouveau sens. Pourvu d’une trame narrative sous-jacente, mon travail peut s’interpréter comme une prise de parole. Ces interprétations étant miennes, elles se font au féminin.
www.laurecarnet.com

Mélanie Berger

Samedi 16 octobre 2010

Mon travail est traversé par des imaginaires de conflit, de lutte, de chaos, de multiple : les pièces que je propose oscillent entre forme et informe, prises par des mouvements et énergies multiples, souvent contradictoires. Chacune me pose un défi : comment dire sans enfermer, comment affirmer une présence tout en la déplaçant ?

J’utilise le dessin, la vidéo d’animation, le livre, comme expression directe d’une pensée évolutive, qui garde en mémoire ses erreurs, ses failles, tout en continuant à se développer.

www.melanieberger.net

Tudi Deligne

Mardi 27 juillet 2010

Depuis quelques années je développe un processus de travail qui voit se déstructurer les langages graphiques, notamment celui de la photographie, dans le but de créer des images glissantes, à la fois concrètes et indéterminées, orphelines, mais dotées d’une vie et d’une logique propre.
Cette logique interne du travail que je recherche nécessite que la volonté et la conscience de l’artiste se dilue dans un objet prenant alors son indépendance. C’est pourquoi la pratique se développe «en dialogue» avec des images préparées, comme pour empêcher d’être livré à ma volonté trop libre.
C’est dans la même logique que j’ai parfois utilisé des techniques excessivement laborieuses et lentes. Les mois de travail méditatif passés sur une même image outrepassant la conscience et le contrôle que j’exerceais sur la forme.
Je conçois mes travaux comme des crimes dont il serait impossible de saisir ni le mobile ni la victime.

Le dessin tend ici à la performance, un trait fait ou une tâche n’autorisant pas de repentir.
Et c’est là pour moi l’ancrage existentiel indispensable au faire de l’image.
Je travail à partir de photos prises le plus souvent dans mon quotidien, dont je m’emplois ensuite à déconstruire, à vivre, à performer la structure figurative. La travailler jusqu’à ce qu’elle devienne autre.
Dessiner une image au sein de l’image, nourrire un conflit, jusqu’à cette tension qui pose le spectateur devant un dilemme: abandonner face à ce qui échappe, ou nommer ce qu’il voit de sa propre autorité, par son propre jeu.
Ce en quoi un spectateur devient l’auteur de son regard.
Ce en quoi une oeuvre nait veritablement et consciemment dans son oeil.
Pourtant j’essaye dans cette démarche de ne rien sacrifier au «flou», dont l’indéfinition permet tous les phantasmes, et comme trop facilement, s’apparente au test de Rorschach.
Il s’agirait ici de se sentir voir et se heurter.
D’où à nouveau l’emploi de photographies dont la richesse du détail tend vers le concret et le déterminé, rend l’image plus apte à tromper le regard.
Ce regard….rompu qu’il est à la syntaxe photographique par les productions de la société du spectacle.

Mathilde Lavenne

Mardi 20 juillet 2010


mathildelavenne.blogspot.com

Thomas Lévy-Lasne

Samedi 17 juillet 2010

http://www.thll.fr