Sylviane Masson, France, 1971, vit et travaille à Paris.
Quelque chose qu’il me fallait cacher, 2009, impression sur affiche
Le travail de Sylviane Masson, en grande partie photographique, s’articule autour de différentes thématiques : parmi celles-ci, les questionnements liés à l’identité prennent une place prépondérante au sein de son œuvre. Pour Quelque chose qu’il me fallait cacher, imposante affiche présentée ici, l’artiste a noté pendant plusieurs mois ses rêves, jusqu’à ce que l’un d’entre eux la frappe tout particulièrement. Reproduit en surimpression sur une photographie agrandie et très pixellisée d’une araignée, il est raconté par bribes narratives à la première personne. Ce rêve aux tonalités angoissantes, lié à l’histoire d’une mygale apprivoisée par la grand-mère, ne livre pas d’analyses psychologiques de la rêveuse. Au contraire, il agit comme une réminiscence de ce conte endormi, de manière aussi bien poétique (par le texte qui est reproduit) qu’agressive, avec le gros plan sur la mygale. Le spectateur choisit dès lors la narration, en se rapprochant de l’affiche dont l’araignée se brouille peu à peu – ou le trauma, en s’en éloignant.
Camille Paulhan
Mots-clefs : Installation, Photo





