Mehdi-Georges Lahlou

Lahlou MG

Mehdi-Georges Lahlou était sur les scènes de danse contemporaine (collaboration avec Maria La Ribot (E), la compagnie Le Douaré (FR),etc ) avant de s’inscrire aux Beaux-Arts (Quimper, puis Nantes)

Il s’y  passionne pour l’art de la performance et de la vidéo. Inspiré par des artistes comme Journiac, Molinier, Bowery, Viola, Neshat, Pane ou encore Abramovic. Il développe un travail poétique sur l’Identité à travers une imagerie burlesque mêlant travestissement et personnages chimériques qui paradent pour mieux masquer leur néant intérieur.

Installé à Bruxelles, terreau du surréalisme, Mehdi-Georges ne cesse de parler de ses propres Identités pour mieux explorer celles des autres. Il précise les orientations de son travail, questionnant la représentation et la place d’un corps, ou corps sexuel, dans les cultures musulmanes. Il y questionne aussi la possibilité d’humour dans ces mêmes cultures.

Il crée des images où se confrontent un double, voire un triple stigmate. À travers entre autres, l’épuisement d’un fétiche, celui de l’escarpin rouge, qu’il confronte tout autant aux pavés de nos villes qu’aux objets et symboles religieux.

Dans son travail plastique, peintures, objets, installations…, Mehdi-Georges tend a trouver des passerelles, utopiques, mais humoristiques entre Nord et Sud. Il s’agit d’une impossible synthèse.

David Lambert.

www.mehdilahlou.com

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Medhi-Georges Lahlou, Français et Marocain, 1983, vit et travaille à Bruxelles.

Installation, performances, technique mixte.

Medhi-Georges Lahlou réalise des performances et des installations qui traitent avec humour à la fois des identités culturelles et de genre, au point de les dissoudre les unes dans les autres. Et en effet, si le genre est une construction sociale, par opposition au sexe biologique, il est alors pris dans le tissu culturel dans lequel il se construit, quel qu’il soit. Jonglant d’une communauté à l’autre, de l’ethnie au genre, par ses actions burlesques, Lahlou effectue un travail de sape. Il se livre à une sorte de typologie des clichés associés au monde arabo-musulman, et les attaque à coup de talons aiguille rouges, au cours de performances qui sont autant d’exploits sportifs censés tester la testostérone. Ces talons sont ceux de cette figure topique qu’est le queer, le trans ou le travesti. La « tête d’arabe » de la photo rencontre les chaussures de vamp : stigmate + stigmate = 0. Mehdi-Georges Lahlou s’attaque à la définition de la masculinité dans cette sphère culturelle, et teste en quelque sorte inlassablement, performance après performance l’ébranlement de cette culture, ici ou là-bas, par la déconstruction du genre, rêvant une réconciliation des « contraires » et que le merveilleux ne soit plus révolu.

Emilie Bouvard

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Un commentaire sur “Mehdi-Georges Lahlou”

  1. HARICHE dit :

    Bravo pour votre créativité et votre audace en particulier concernant l’oeuvre censurée du fait de la réaction de quelques excités, celle des talons aiguilles sur tapis de prière. La question de savoir si l’on peut rire de tout se pose. A nouveau la réponse est la même: oui mais pas avec tout le monde….
    Mon désir le plus profond et j’y oeuvrerai est qu’on l’expose, qu’elle fasse réfléchir et que l’Homme avec un grand h prenne possession enfin de son destin.

    Avec tout mon respect et toute ma considération.

    Faouzia

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