Programmation des conférences et performances

Mardi 2 novembre
19h30 : remise du prix Jeune Création et du prix Boesner
20h à 20h40 : OXO-FACTORY, Performance
20h40 à 21h : Jean-marc Forax and Guest
, Performance
21h à 21h15 : Sarah Trouche and Guest
, Performances
21h15 à 22h30 : Djette Laura
22h30 à 23h30 : Djette Marion

Mercredi 3 novembre
19h à 19h40 : OXO-FACTORY, Performance

Jeudi 4 novembre
18h à 19h : Morad Montazami
Réflexions sur le pur et l’impur à l’heure de la Jeune Création
Il paraît toujours de bon ton de priser, et ce en toute chose, « l’interdisciplinarité », d’une part, et de présenter le travail artistique sous l’enseigne des « pratiques », d’autre part. Mais d’où proviennent au juste ces termes, et dans quel esprit les avons-nous intégré à nos idées ? Il y a tout d’abord, embusqués derrière ces termes, un ensemble de notions comme le « métier », le « savoir-faire », la « qualité », mais en effet aujourd’hui qui peut encore parler dans ces termes sans avoir l’air d’un dinosaure ?
19h à 19h45 :  Compagnie Terrain vague, Performance

Vendredi 5 novembre
19h à 19h15 : Les Match Nul^^, Performance
19h15 à 20h : Arianne Foks and Guest
, Performance
20h15 à 21h15: Anne-Lou Vicente et Raphael Brunel

VOLUME / What You See Is What You Hear
Nombreux sont les artistes qui intègrent le son comme médium, au même titre que la photographie ou la sculpture. La revue s’intéresse à la manière dont dialoguent arts plastiques et sons. Le son, sous toutes ses formes (voix, musique, bruits, ondes, etc.), immatériel par nature, s’incarne sous des formes plastiques ou graphiques. En regard de la programmation de cette nouvelle édition de Jeune Création, VOLUME revient sur les enjeux esthétiques et formels liés au sonore dans les pratiques artistiques contemporaines.
21h30 à 22h30 : Isabelle Frémin et Corinne Duval, Performance sonore

Samedi 6 novembre
14h à 14h40 : OXO-FACTORY, Performance
14h45 à 15h45 : Laure Jaumouillé
Lecture croisée avec les artistes de la sélection
Laure Jaumouillé proposera une série de lectures croisées d’œuvres exposées à l’occasion de Jeune Création 2010. Par l’alternance de vues transversales et d’incursions dans des travaux spécifiques, cette conférence tentera de dresser un portrait interprétatif des œuvres présentées. Sans prétendre à
l’exhaustivité, il s’agira de fournir les bases d’une analyse critique de la manifestation par le biais d’une approche sélective.
16h à 17h : Céline Delavaux et Baptiste Brun
L’art brut, sa résonance dans le monde de l’art aujourd’hui
Céline Delavaux et Baptiste Brun, deux des membres fondateurs du CrAB, présenteront ce groupe.
Le CrAB est un collectif de chercheurs ayant pour objectif la recherche et la réflexion autour de l’art brut. Il se définit avant tout comme un collectif investissant par un angle théorique l’art brut en tant que concept, tel qu’il fut énoncé – à leur sens – par Jean Dubuffet : pensée de l’art et non catégorie. L’art brut est ici conçu comme un outil interrogeant la notion d’art elle-même. A l’approche historique, qui tend à resituer la genèse de l’art brut dans le climat artistique de l’immédiat après-guerre, s’ajoute une approche contemporaine qui vise à interroger le caractère efficient de l’art brut dans le monde d’aujourd’hui, le domaine de l’art et celui de la pensée critique. Dans le cadre de ces conférences, Céline Delavaux et Baptiste Brun introduiront la pensée de Jean Dubuffet. Une lecture des écrits du peintre – notamment ceux relatifs à l’art brut – posera la question de la résonance de ces idées dans le monde de l’art aujourd’hui.
17h15 à 18h15 : Cécile Bargues
Autour du Merzbau, ou l’art extrême du XXe siècle, de Schwitters en passant par William Borroughs
Oeuvre à croissance illimitée, envahissant la propre maison de son auteur, et échappant de ce fait au musée comme au marché. Détruite en 1943, continuée ailleurs, au fil de l’exil de Schwitters, cette construction phare recèle en son sein tout un versant extrême de l’art du siècle (Dada, Merz, constructivisme « dissident »). Sa genèse recoupe celle de l’Ursonate, poème sans mots, primordial, de Schwitters, expérimentation sur le désossement et la réactivation du langage dont on trouvera trace dans les cut-ups de William Burroughs.
18h30 à 19h Céline Ahond, Performance
20h à 23h : Lab Winterstory
, Performance

Dimanche 7 novembre

A partir de 11h : LAAC

Le LAAC – Laboratoire Acte – Archive – Concept est un projet de recherche porté par l’Ecole Supérieure d’Art de l’Agglomération d’Annecy.

En partenariat notamment avec l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne (Laboratoire d’Esthétique Théorique et Appliquée-Centre de Recherche en Esthétique) et la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève.

Le LAAC bénéficie du soutien à la recherche de la direction générale de la Création artistique – ministère de la culture

FORMAT : INSTRUMENT

Il y a entre Johnny « Guitar » Watson et Fluxus un point commun : chez le bluesman comme au sein du mouvement fondé par George Maciunas, l’instrument n’a pas de limite. Du même coup, l’instrument est indépassable : Johnny Watson est sa guitare, et les artistes de Fluxus ne proposent aucune forme qui ne soit à jouer et qui ne pose la question de l’instrument à inventer pour pratiquer ce jeu. Sortie d’un idéal de pureté esthétique, toute forme devient l’équivalent d’un piano, ou du marteau d’un piano, d’une guitare ou d’un mirliton : à jouer. Et cela n’enlève rien ni à sa valeur artistique ni à sa force critique. Ressaisissant certains résultats d’une recherche conduite par des artistes et des théoriciens autour des notions d’expérimentation et de « format », à la suite notamment de la rencontre Format x au Centquatre en juin 2010, le LAAC propose à l’occasion de Jeune Création 2010 une réflexion sur l’instrument. De jeunes artistes participants au LAAC ou invités mettent ici en oeuvre des outils, des espaces, des dynamiques qui jouent seuls ou paraissent injouables. Ils mettent alors en lumière l’enjeu de la définition des modes de production, de réception et d’écriture de ce qui s’active ici, en produisant, en pratique, leur règle en même temps que leur jeu. On peut supposer que dans ce type de jeu le rapport théorie / pratique impliqué par une recherche en art trouve également un modèle opératoire.  DZ.

PROGRAMME

11h – 12h :

Présentation du LAAC et de recherches menées autour des notions d’expérimentation et de format.

12h-13h :

Discussion de travaux de jeunes artistes présentés par Thierry Mouillé, Stéphane Sauzedde et David Zerbib.

Vidéos et oeuvres de : Thomas Jeames, André Fortino, Linda Sanchez, Grégoire Bergeret, Fabrice Pichat, Sarah Trouche, Lionel Renck.

14h-16h : performances.

Quelque chose se joue du côté des instruments. Tel sera le thème, à moins que ce ne soit là encore qu’un « format », un format de formes ou d’objets praticables parmi d’autres (comme l’outils ou la maison) : l’instrument. Autrement dit, issus d’un modèle musical, des formes et des objets dont il faut jouer. Non pas d’abord jouer « avec » ces choses mais jouer « de » ces choses, comme si elles n’avaient jamais eu de problème de destination ni de destin, comme l’instrument de musique depuis toujours destiné au jeu du musicien. Seulement, là, précisément, des problèmes surgissent. L’instrument cherche des noises, pas seulement du noise. Par exemple : il n’est presque pas jouable (un batteur professionnel doit jouer avec des baguettes en plâtre, matière éreintant le rythme : Rimshot), ou opère automatiquement (nouvelle étape dans les usages artistiques du néon, orgue de barbarie minimaliste : Starlight 1.04). Il faut alors réinventer le jeu, ou laisser faire la matérialité même de l’instrument, en tentant de saisir ce qui se joue alors : la manifestation d’une puissance productrice de nouvelles règles, sur un plan spatial, physique et dynamique.

14h – 14h30 : Présentation des performances

14h30 : Rimshot, performance d’Aurélie Briday.

15h – 16h : Starlight 1.04, installation auto-performative

sonore et lumineuse de Jérémie Dauliac, Didier

Hebert-Guillon et Vincent Betbèze.

http://ea-agglo-annecy.fr/laac.html

16h15 à 17h15 : Alexandre Quoi

Arborescences : penser et créer par le diagramme

À l’heure de l’omniprésence des réseaux, cette conférence d’Alexandre Quoi se penchera sur les usages du diagramme dans le champ artistique. Des racines historiques jusqu’aux ramifications
actuelles, il s’agira de s’interroger sur les potentialités pédagogiques, critiques et esthétiques que libèrent de telles méthodes et représentations graphiques.
18h15 à 20h : Judith Lavagna
Première partie, table-ronde de 18h00 à 19h00 : De l’Atelier Pier à Suddenly Last SummerConférence sur les processus de production, de l’expérience de l’œuvre et de ses modes de diffusion dont les artistes sont les initiateurs. L’objectif est de mettre en avant des expérimentations d’artistes indépendantes, qui développent des activités tenant compte des circonstances dans lesquelles elles s’inscrivent, en dehors d’un contexte de travail et de diffusion préétablis.

 

Avec Pierre Limpens (artiste et fondateur de l’Atelier Pier, la Générale en Manufacture), Camille Debray et Laurent Isnard (artistes et fondateurs de la résidence Suddenly Last Summer). Modération : Judith LavagnaPierre Limpens, artiste et fondateur de l’Atelier Pier (la Générale en Manufacture, Sèvres), a fait de son atelier un espace de résidence et de production, aujourd’hui lieu d’exposition et d’expérimentation de projets situé à la périphérie de Paris. Pierre Limpens présentera les activités de l’Atelier Pier dans le contexte de la Générale en Manufacture, à l’identité sans cesse renouvelée par les centaines d’artistes qui la côtoient.

www.atelierpier.com

Artistes et fondateurs de la résidence Suddenly Last Summer, Camille Debray et Laurent Isnard présenteront la première édition de ce projet réalisé cet été.

De cet espace de production expérimental en milieu rural, ils reviendront sur la genèse et l’aboutissement d’un projet ayant, contre toute attente, accueilli près d’une cinquantaine d’artistes donnant lieu à des créations individuelles ou collectives, plusieurs expositions et une édition d’artiste.

www.residencesuddenly.com

Deuxième partie de 19h15 à 20h: « The Last Lecture », conférence illustrée des artistes Alexis Guillier et Sébastien Remy.

A l’issue des interventions « Analyse et blocages » de Sébastien Remy (Suddenly Last Summer, 2010) et « M for Mondrian » d’Alexis Guillier (exposition Résurrection, commissariat François Aubart, galerie Dohyang Lee, 2010), les deux artistes s’associent pour une dernière conférence, questionnant à travers elle la figure du conférencier et la nature de la transmission.

Coordination des conférences-tables rondes : Raphaële Mas / Fabienne Bideaud

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