Morgane Fourey

Dernièrement mon travail a pris de nouvelles directions, tout en conservant un lien avec des pièces antérieures véhiculant déjà de manière sous-sous-jacente les notions d’intime et de souvenir, telles que « Silhouettes », « Pièces extrudées », « Echelle contenue »…
Dans des pièces plus récentes comme « IPN « et « Colonnes » j’utilise des éléments de l’architecture moderne en peignant à leur surface des imitations de matière. Rappelant les colonnes gréco-romaines et les poutres normande, ces objets et leur mise en espace renvoient à des archétypes de l’architecture, convoquant des souvenirs de la mémoire collective.
Avec une pièce comme « Foyer » j’aborde la question du temps comme un point de vue, les bûches constituant cette pièce étant comme figées dans un instant.
Avec ces volumes j’ai aussi intégrer la notion de picturalité, en imitant des matières à la surface de ceux-ci , je fais ainsi référence à certaines traditions de la peinture.
Ces objets sont comme arrêtés dans leur processus de détérioration lorsqu’il s’agit d’éléments organique comme les bûches et les fruits, figés dans leur altération ils deviennent des objets de contemplation à la manière des natures mortes et des vanités.
Avec ce procédé de peinture en volume j’aborde aussi la question du factice, du trompe l’œil pouvant être aussi bien considéré comme une pratique artisanale utilisé par les peintres en décors, populaire ou raffiné, et comme une tradition de la peinture classique, cette technique crée une ambiguïté entre l’artisanat et l’art.
Dans les projets en cours j’aborde la question du déchet, des chutes en opposition avec la notion de préciosité relative au imitation de matières nobles ou à la manière raffiné de peindre des objets désuets ou altérés. J’effectue ainsi des allers-retours entre ces deux notions contradictoires qui prennent la forme d’objets hybrides.

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