À propos de deux films réalisés par Laura Gozlan, Quando corpus morietur et Le rapt de l’escalier :
«Il y avait là, en effet, et dans la fabrication des images et dans leur agencement, un gauchissement, une dissymétrie, une approche si singulière qu’on ne pouvait manquer de s’interroger sur l’origine et la destination secrète de ces images. D’où venaient-elles ? À qui, à quelle part obscure de nous-même, s’adressaient-elles ?
À vrai dire, l’univers où, en deux films, nous plonge Laura Gozlan, ne nous est pas entièrement étranger, même si le cinéma ne l’a qu’épisodiquement exploré. C’est l’univers des romans noirs du début du XIXe siècle (Radcliffe, Lewis, Mathurin,…), mais, avant tout, l’atmosphère qui baigne les dernières années du même siècle, lorsque Charcot s’intéresse aux maladies nerveuses, que Huysmans écrit «A rebours» et que l’ombre d’Edgar Poe assombrit ce qui s’écrit au tournant du siècle.
Le projet que Laura Gozlan envisage aujourd’hui, Moorlag, rassemble et exacerbe ce qu’elle a expérimenté dans ces deux films. C’est pourquoi il n’y a pas grand mérite à attendre un film flamboyant et drôle, éclairé au soleil de la plus noire mélancolie – et joyeusement cruel.»
André S. Labarthe
Mots-clefs : Installation, Sculpture, Video





les films de laura ou bien les tableaux vivants de laura Gozlan sont comme des vérités douloureuses des » non dit « en plein soleil .
des soulagements pour ceux qui ne savent ni voir ni entendre , et imaginé des mondes entre les mondes…..
Je suis une fidèle parmi les fidèles.
Linda