Yves Koerkel


Yves Koerkel
du 5 au 15 Janvier 2010
vernissage le Mardi 5 Janvier à 18h30


Yves Koerkel
envoyé par Jeune-Creation. – Films courts et animations.

Mes sculptures, qui rappellent la préhistoire de la modélisation informatique, sont constituées d’affiches publicitaires pliées selon un diagramme toujours identique.

C’est une matière première que je récupère chez les imprimeurs sous la forme de macule, ou chez les affichistes, après le temps dévolu à une campagne. Il m’est arrivé de me servir dans la rue ou d’en faire éditer, si nécessaire.

Les affiches que j’utilise comportent toujours des portraits qui modelés, peuvent évoquer des objets anthropomorphes, des idées, des références à l’histoire de l’art ou de l’architecture, les différents règnes, notre époque.

Les humains ont toujours eu dans le temps et l’espace l’habitude de se représenter, de se reconnaître comme faisant partie d’une même famille, communauté, tribu, espèce. J’essaie de rendre compte de cette manie en extrayant quelques images du flot qui imprègne nos quotidiens, nos cultures.

Ces images sont sans cesse remplacées par d’autres dans un flux apparemment permanent et inépuisable. Elles sont issues de l’histoire de l’art et de la représentation humaine. J’essaie de rendre compte de cette époque très particulière où nous vivons, de la facilité de production et de reproduction des images, de leurs supports et de leurs diffusions.

Je produis également des volumes blancs. Au Musée de la tapisserie d’Aubusson, j’avais fabriqué deux tunnels blancs aux motifs géométriques en relief, qui, sous un éclairage étudié, produisaient une infinité de nuance de gris, et contrastaient ainsi avec les tapisseries de scènes de chasse médiévales colorées de l’exposition permanente.

Mon désir était de parler de modes de représentation et du mode de production de ces représentations ; c’est-à-dire, en mettant en relation le tramage et la linéarité de tissu constituant les tapisseries avec celle du papier blanc utilisé pour les tunnels, et de questionner la facture même du support des icônes : un tramage qui fait écran.

La longueur du tunnel est potentiellement infinie, comme les formes qu’il peut générer. Les Laddhakis ont une dizaine de mots pour désigner les nuances du gris toujours changeant de leurs falaises, les Inuits plusieurs mots pour désigner la qualité et la densité de leur flocon de neige ; Le tunnel appartient à cette catégorie d’objets dont l’observation nous rappelle que l’œil humain peut percevoir des dizaines de milliers de nuances de couleurs.

  • Yves Koerkel

du 5 au 15 Janvier 2010

vernissage le Mardi 5 Janvier à 18h30

http://yveskoerkel.blogspot.com/

Galerie Jeune Création

- 6 Villa Guelma – 75018 (M° Pigalle)
mardi de 13h à 21h
mercredi, jeudi, vendredi de 11h à 17h
samedi de 14h à 18h et sur RDV au 01 42 54 76 36

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