Archive pour la catégorie ‘P Q R S T’

Nicolas Tubéry

Vendredi 2 septembre 2011

Rodeo; vidéo HD; 2011.

 

Filmer, se faire le témoin d’une action particulière, prélever des morceaux du réel et les assembler, donner une autre vision du spectacle en partant du quotidien. Les films de Nicolas Tubéry sont des témoignages subjectifs sans débuts ni fins, la mise en forme d’une manière de voir et d’être face aux choses. Dans sa volonté de rendre compte d’une situation, d’une atmosphère spécifique, il n’hésite pas à confronter les oppositions. Deux approches cinématographiques contradictoires sont utilisées selon les oeuvres, à savoir la mise en scène minutieuse et toutes les contraintes techniques qui y sont liées, et le cinéma direct caméra au poing qui autorise plus de spontanéité. Dans les deux cas, le hors-champ prend une place aussi importante que l’image elle-même, il en devient indissociable pour tenter de saisir les films dans leur globalité. Ce qui est donné à voir n’est qu’une partie de ce qui doit être vu, le spectateur ne peut pas se contenter de regarder passivement, il est conduit à plonger hors du cadre.

Parfois le sujet est ailleurs, comme dans Rodeo où cheval et cavalier sont quasiment absents de l’image, occupée à saisir l’environnement, capter ce qui gravite autour de l’action principale. Ou bien à l’inverse c’est l’ailleurs qui est rendu invisible. Emballeuse nous fait suivre, par plans très rapprochés, chacun des mouvements d’une machine à compacter les bottes de paille. Chaque centimètre carré de l’emballeuse est disséqué par de lents mouvements de caméra. Toute perspective est bannie, pas un aperçu de l’espace alentours ne filtre.

Cette décontextualisation quasi permanente isole les personnes ou les objets pour en faire des centres d’attention inhabituels. On retrouve souvent, comme dans Tsukiji, les techniques propres au cinéma comme le ralenti, l’utilisation d’une bande sonore, la mise en place d’une tension grandissante qui mène au climax. Mais à l’inverse du cinéma ces effets sont vains, ils ne servent pas la narration mais valent pour eux-mêmes, influant sur la manière d’observer l’action qui se joue à l’écran. Ils permettent seulement de déclencher une appréhension chez le spectateur, qui par habitude des images rentre dans l’intrigue et s’attend à un déroulement logique, à une suite qui finalement n’arrive jamais.

Nicolas Tubéry cherche ainsi à retranscrire une vision personnelle, nous montrer une chose sous un angle bien précis pour nous contraindre à regarder de la même manière que lui, en nous invitant à voir au-delà.

Aurélien Pelletier

 

http://www.nicolastubery.com/

 


Eva Taulois

Vendredi 5 août 2011

Erreur Maximale Tolérée, 2011, Vue d’exposition, Une proposition, Bruxelles, acier et peinture, 5 pièces de 15×13,5x 5 cm.

La frontière entre l’objet d’art et l’objet de design a toujours été au centre des questionnements d’Eva Taulois. Cette notion est fondamentale dans ses productions et s’appuie sur une hybridation du vocabulaire artistique avec celui du design. Le design se définit comme étant une esthétique industrielle appliquée à la recherche de formes nouvelles et adaptées à la fonction. Il faut dès lors comprendre le rôle caractéristique que joue une chose dans l’ensemble dont elle fait partie. Eva Taulois s’attache à brouiller les repères formels et visuels afin de produire des formes insaisissables. Son travail est donc davantage empreint de ces questionnements que des logiques usuels et ergonomiques inhérentes au design.

Elle aborde les différents moyens de production mise en œuvre dans le processus de création mais également les procédés de fabrication d’une œuvre, quelle soit unique où sérielle. Ces notions de séries donne lieu à des variations. Il y a toujours une forme de départ qui est  l’archétype formel ou bien textuel. C’est le motif générique qui évolue d’une forme à une autre. Elle interroge ainsi le fait de discerner des micros transformations en établissant des classements graduels.

Quelle est la place d’un multiple dans une œuvre?

Comment interroger la standardisation et confronter des formes industrielles et artisanales? Eva Taulois se réapproprie par exemple un savoir-faire traditionnel qui fait partie du patrimoine historique et culturel d’une région. Elle « re-contextualise » ensuite ce savoir-faire dans un ensemble de modules qui proposent – de fait – un nouveau langage plastique.

 

Née en 1982, vit et travaille à Paris.

 

Claire Tabouret

Jeudi 4 août 2011

La tente 1, 2010, acrylique sur toile, 130×195 cm.

 

Semblable aux personnages dans les romans de Sebald, les images sont pour moi des énigmes à résoudre.

Je prélève dans les médias les clameurs d’un monde fragmenté qui sont à l’origine de mes peintures.

Certaines de ces images s’inscrivent durablement dans ma rétine. Peindre une de ces visions c’est pour moi presser l’image, l’essorer, à la recherche d’une lumière interne, d’un indice ténu.

La notion d’îlot traverse l’ensemble de mon travail, que se soit dans la représentation de bateaux, de maisons inondées, mais aussi dernièrement avec la série des tentes.

Je peins par strates et recouvrements de voiles de peinture très liquide. Je pense l’élaboration d’un tableau à la manière d’un fondu enchaîné. J’arpente ma peinture comme j’arpenterais un territoire peuplé d’apparitions fantomatiques, de vaisseaux dans la brume, de références à la peinture et au cinéma…

Il s’agit de resserrer mon attention sur l’oscillation entre des images controversées et la réalité de la peinture. Comme un funambule sur son fil j’essaye de trouver un équilibre délicat.

Une position à réajuster sans cesse.

Claire Tabouret 2011.

 

www.clairetabouret.com

 

Per Svensson

Jeudi 4 août 2011

Bioplex VI, 2011, photo Jeanne Boyer.

 

The works of Per Svensson investigates the issues of social, political and environmental effects on the planet and our lives. The works of Per Svensson show the connections between the micro-physics, like the bodily functions and quantum-physics such as geometrical structures of Nature to larger structures such as Transmissions into Space and the Evolution of Life in Space. His work is erasing the micro and macro dimensions into one Alchemical platform.

Per Svensson is investigating the world via research, art and technology. He is creating a free state for the New Alchemy of Art- A form of Alchemical Art with a psychedelic extension.

Per Svensson’s Art is a form of research that is investigating the interplay between the sences and the environment, building new structures with sculpture, film and sound. In his performance pieces he is using his body as a tool for interactions with the forces of nature and the elements, also as actions against environmental pollution. His performance art also include human rights issues.

www.persvenssonsoundart.com

 

Christophe Sarlin

Jeudi 4 août 2011

Naissance du chaos, 2011, wallpainting, diamètre 120 cm.


http://fr.calameo.com/read/00038043110a70ad84111


Delphine Renault

Mercredi 3 août 2011

Montagne 2, 2010, médium 3 cm d’épaisseur et peinture mate acrylique, 270×160 cm.

 

www.delphinerenault.com

 

 

Aurore Renaudeau

Mercredi 3 août 2011

Lesson #1 : If it rains a lot., série Lessons #1 to #6, (Domes-tic), Vidéo, 2min16.

 

Han Ren

Mercredi 3 août 2011

Miroir No.7, 2011, crayon sur papier, 34×34 cm.

 

http://renhan7.free.fr

 

Benoît Pype

Mercredi 3 août 2011

Géographie transitoire : Paris, Sculpture, feuille de philodendron, 21×15 cm.

« Géographie transitoire : Paris » est extrait d’une série de plans de villes et d’espaces périurbains découpés dans des feuilles d’arbres délicatement prélevées lors de mes déplacements. La superposition des nervures de la feuille et du réseau urbain produit un troisième support. La feuille se déforme progressivement et des reliefs imprévisibles apparaissent. La ville se fait et se défait lentement, définissant ainsi une géographie fictive et éphémère.

 

Les actions simples telles que prélever, collecter, déposer, ou encore soustraire, font partie de mon vocabulaire de gestes usuels, appliqués à une variété de médiums frugaux, allant de la goutte d’eau à la feuille d’arbre, en passant par le brin d’herbe.

À partir de l’observation attentive de mon environnement immédiat, je formule des tentatives de domestications, d’appropriations des formes. Je m’applique ainsi à capter les manifestations quasi-imperceptibles des changements d’état de la matière en portant une attention toute particulière sur le dérisoire, l’anodin. Il s’agit dès lors de mettre en évidence la richesse et les qualités propres aux transformations discrètes, aux matériaux  de peu de valeur, et d’inscrire par là même mes interventions dans le champ de la sculpture. Les dialectiques du naturel et du culturel, de l’organique et de l’artificiel constituent un socle de réflexion permanent dans ma démarche.

Mes projets récents se présentent sous la forme de bureaux spécifiques, stations de travail privilégiant l’oeuvre en cours et soulignant l’importance du processus et du déploiement de l’activité dans la durée.

Nos modes de vie actuels soumis au culte de la vitesse et de l’instantanéité alimentent un certain nombre de questions. Mon engagement se déploie à cet endroit et s’appuie sur une revalorisation du temps, du bon usage de la lenteur, en vue d’augmenter notre capacité à accueillir l’évènement.

Le « Socle pour une goutte d’eau » et Les « Sculptures de fond de poche » poursuivent mes recherches sur l’observation des formes infimes et transitoires. Cet ensemble de sculptures dialogue avec la « Collection » et « Papier Pressé », fabrique de papier artisanal appliquée à convertir mon désir d’instantanéité en activité lente et séculaire.

 

www.benoitpype.com

 

Sandra Plantiveau

Mercredi 3 août 2011

Eclat 1, 2011, Tirage numérique, scan éclat de graphite.

 

Il s’agit d’adopter et d’expérimenter une attitude ou l’observation est primordiale.

Le trait est à l’écoute, dans une double expérience; entre une réalité physique et un imaginaire qui le parcourt, transformant la nature même du dessin en phénomène.

Il apparait comme une matière vivante, entre document et oeuvre, recherche et résultat.

Ce statut intermédiaire reflète l’importance du processus, et a fortiori du temps.

 

www.sandraplantiveau.com

Hyeryne Park

Mercredi 3 août 2011

Canyon, Installation, carton, dimensions variables.

 

 

Les Frères Ripoulain (David Renault et Mathieu Tremblin)

Mercredi 3 août 2011

Gilets d’insécurité, 2009-2011, Gilets, étiquettes rigides antivol à radiofréquence, portant, portiques antivol.

 

Le Gilet d’insécurité est un gilet noir équipé d’une série d’étiquettes rigides antivol à radiofréquence. En échange d’une pièce d’identité, le visiteur peut se faire prêter pour une durée indéterminée un gilet d’insécurité. Une fois le gilet revêtu et dissimulé sous le manteau, à l’image d’un gilet pare-balle, le visiteur déambule dans les galeries marchandes jusqu’à déclencher les portiques antivol – du fait du système émetteur de radiofréquences dont est recouvert le gilet. Le visiteur est contrôlé par le vigile et soumis aux regards suspicieux des consommateurs présents. Bien qu’il n’ait rien à se reprocher, il subit le même traitement que n’importe quel délinquant, présumé coupable jusqu’à preuve du contraire. Il devient à son corps défendant le relais du discours des artistes et met en exergue le climat sécuritaire dont la société marchande est le théâtre.

 

www.lesfreresripoulain.eu

Aurélie Sement

Vendredi 22 octobre 2010

« Carrousel », 2010, vidéo DV, 5’ (en boucle)

Déchetterie, Marché de Rungis, Blanchisserie, Centre hospitalier, Aurélie Sement filme dans ces lieux retirés, à la géométrie implacable, les mouvements bien réglés qui entraînent les personnages dans d’étranges ballets mécaniques.
Captif de ces univers sans finalité, l’homme devient un jouet remonté qui répète encore et encore le même mouvement, prisonnier du temps cyclique de la boucle vidéo.

aureliesement.blogspot.com

Magali Sanheira

Vendredi 22 octobre 2010

À travers elle, acier, bois, capteurs de surface, ampli, système de diffusion, 140×140 cm,  2010 (vue de l’exposition Circle Makers, Fluctuat Nec Mergitur, ArsLonga)


De ses navigations dans les quartiers en reconstruction, Magali Sanheira montre un intérêt particulier pour les machines de chantier et pour les paysages qui les accueillent. L’artiste joue sur les échelles, creuse l’antinomie, licencie les outils de leur fonction, et les déplace dans un autre environnement. Inscrite dans une scénographie recombinatoire, A travers elle est une sculpture inspirée d’une lame de scie circulaire, l’outil habituellement générateur de nuisances sonores se transforme ici en amplificateur pour capter et retransmettre les mouvements et les vibrations de son environnement.

http://magalisanheira.free.fr

Sébastien Rémy

Vendredi 22 octobre 2010

100e représentation de, 2010, intervention de pique-nique, Exposition Safari, Cneai

Pour cette exposition Jeune Création au 104, nous avons conçu à 6 mains avec Samuel Delannoy et David Dahan des chaises bancales adressées au personnel (et éventuellement aux visiteurs).
Les assises des chaises ensemble forment un plan non parrallèle à l’axe du sol.

www.sebastienremy.net