Archive pour la catégorie ‘F G H I J’

Christophe Herreros

Jeudi 21 octobre 2010

Christophe Herreros est cinéaste. Il réalise des courts métrages qui sont projetés en boucle. Ses films sont intrigants. Il ne se passe rien, et puis soudain le mouvement de la caméra s’accélère ou s’élève et on voit surgir toute une foule de personnes dont on ne soupçonnait pas la présence, avant de revenir au lent panoramique d’une forêt ; ou bien un groupe d’individus se tient autour d’une voiture avant qu’elle ne démarre pour disparaître à l’horizon. Je vous décris ce que ma mémoire a retenu, en plus d’une impression d’ambiance assez proche du « middle-west » qui sert de cadre à l’avion de la Mort aux trousses. Christophe Herreros sait jouer des références sans qu’elles soient explicites. Dans ses films, à la première vision, la surprise survient souvent du hors-champ, de ce que certains appelleraient le hors-d’œuvre. L’essentiel semble être au-delà de l’image comme la vérité est ailleurs. Ainsi les images et mouvements de caméra semblent être les indices d’une énigme qui ne serait pas à résoudre. Certaines de ces séquences apparaissent comme des premières prises, voir comme les chutes de pellicules d’un long métrage que nous ne verrons pas. L’imaginaire du regardeur est ainsi sollicité. C’est toute la vertu poétique de l’ellipse. Le spectateur peut ainsi se satisfaire d’apprécier la qualité de l’image et du plan, en s’intéressant au déplacement d’une figure dans un paysage. L’ambigüité de ce travail est le savoir-faire technique dont il témoigne, savoir-faire qui peut permettre à Christophe Herreros de tenter l’amorce d’une narration. Il ne fait que l’effleurer, car au moment où l’histoire pourrait commencer, la séquence s’arrête pour reprendre à son début. Ainsi le mouvement de la caméra, le plan qui en est issu, s’identifie à l’essence même du récit. En effet, à partir de l’instant où la répétition intervient, ces séquences entrainent le spectateur vers une autre vision, celle d’une substance cinématographique qui devient elle-même son propre sujet, son propre récit, à la façon dont la vue d’un train pénétrant dans la gare de la Ciotat contenait déjà toute l’histoire du cinéma à venir.

Marc Desgrandchamps

christopherreros.com

Sarah Garbarg

Jeudi 21 octobre 2010

Mon travail récupère, utilise les codes.
Que ce soit une schématisation, un archétype, un système de norme, un code de langage (idiome), ou plus simplement ce qui nous permet d’associer à chaque signifiant un signifié. En ce sens je ne crée pas de forme, mais les utilise, les reproduis, les déplace, les organise.
Ces codes abstraits, dans mes mains, deviennent des sculptures, des installations. Des objets concrets que je manipule, assemble, viens dé-finir et ré-fléchir. En un sens je les vérifie, usant à chaque fois de leur propre logique interne pour déterminer mes règles de construction, parfois jusqu’à l’épuisement.
La sculpture a toujours eu pour moi un caractère ambivalent : à la fois présence et absence.
Interrogeant cette contradiction, mon travail ne se place jamais comme obstacle, mais, jouant sur l’absence-la présence, le vide-le plein, l’échelle, utilisant de faibles écarts, des reflets, entretient une transparence au lieu.
Toni Grand dit de ses objets qu’ils sont « morts ». Ce qui m’intéresse avant tout, dans le processus de création, c’est de parer cette mort. Quand je construis un objet, c’est avant tout pour lui donner l’occasion de se déconstruire, de redevenir. Pour qu’il ne soit pas nommable, mais surtout dans une volonté de montrer ce qui se situe derrière, ou plutôt ce qui ne se situe pas, à la différence de mes sculptures, mais qui est au-delà de l’objet. Ce moment où, la sculpture se jouant, la projection vacille ; où il faut alors tout recommencer et reconstruire pour soi.

Morgane Fourey

Jeudi 21 octobre 2010

Dernièrement mon travail a pris de nouvelles directions, tout en conservant un lien avec des pièces antérieures véhiculant déjà de manière sous-sous-jacente les notions d’intime et de souvenir, telles que « Silhouettes », « Pièces extrudées », « Echelle contenue »…
Dans des pièces plus récentes comme « IPN « et « Colonnes » j’utilise des éléments de l’architecture moderne en peignant à leur surface des imitations de matière. Rappelant les colonnes gréco-romaines et les poutres normande, ces objets et leur mise en espace renvoient à des archétypes de l’architecture, convoquant des souvenirs de la mémoire collective.
Avec une pièce comme « Foyer » j’aborde la question du temps comme un point de vue, les bûches constituant cette pièce étant comme figées dans un instant.
Avec ces volumes j’ai aussi intégrer la notion de picturalité, en imitant des matières à la surface de ceux-ci , je fais ainsi référence à certaines traditions de la peinture.
Ces objets sont comme arrêtés dans leur processus de détérioration lorsqu’il s’agit d’éléments organique comme les bûches et les fruits, figés dans leur altération ils deviennent des objets de contemplation à la manière des natures mortes et des vanités.
Avec ce procédé de peinture en volume j’aborde aussi la question du factice, du trompe l’œil pouvant être aussi bien considéré comme une pratique artisanale utilisé par les peintres en décors, populaire ou raffiné, et comme une tradition de la peinture classique, cette technique crée une ambiguïté entre l’artisanat et l’art.
Dans les projets en cours j’aborde la question du déchet, des chutes en opposition avec la notion de préciosité relative au imitation de matières nobles ou à la manière raffiné de peindre des objets désuets ou altérés. J’effectue ainsi des allers-retours entre ces deux notions contradictoires qui prennent la forme d’objets hybrides.

http//collectifcross.org
http://morganefourey.blogspot.com/

Jean-Marc Forax

Jeudi 21 octobre 2010

« Les installations de Jean-marc Forax emmènent le spectateur vers sa propre compréhension de l’essence même du processus cinématographique, tout en bousculant la perception du temps et regards.
Le dessin s’anime ? Les images en mouvement se figent ? De son point de vue, rien de tout cela : il se crée une image fantôme, des jeux d’ombre et de lumière, une mise en scène de ce qui nourrit sa vie et sa pratique plastique : les scènes prégnantes du cinéma, et la mort, qui semblent se cacher en elles. »
Frédérique Roussel

http://jeanmarc.forax.info/

Henriette Desjonquères et Paul Fargues

Jeudi 21 octobre 2010

www.hd-pf.com

Hanna Husberg

Mardi 13 avril 2010

Jeune Création en partenariat avec la Mairie du 18e
présentent l’exposition de:
Hanna Husberg


Le travail de Hanna Husberg évolue entre une pratique régulière de la vidéo, des interventions ponctuelles in-situ, et plusieurs projets d’installation mettant en jeu divers aspects de notre perception physique et visuelle.
L’observation de la matière, la façon dont l’eau passe d’un état à un autre, les mouvements internes du liquide ou du gaz, transmission, photosynthèse, mutation et évolution, qu’elle soit naturelle ou artificielle, constitue une des sources conceptuelles de ses recherches les plus récentes, comme le projet « Dead zone », qui reconstitue de façon artificiel le phénomène de zone morte ou zone anoxique, que l’on observe dans les mers et les lacs atteint par des efflorescences algales.

Dans le cadre de l’exposition proposée à l’espace Jeune Création, Hanna présente, “skogsö” 4’09, “vass” 3’ et “mustikka”, un ensemble qui renvoie à sa terre natale reprenant le proverbe finnois “ Fraise, ma propre terre, myrtille la terre d’ailleurs” dans l’espace fréquenté par les vibrations du métro parisien.

Une situation duale, hybride, tel le contraste entre le groupe de spatules rosées du pavillon “Fauna de l’Indonésie”, et le conservatoire d’un zoo moscovite sous la neige. » – Jb. Calistru


Hanna Husberg
envoyé par Jeune-Creation. – Découvrez plus de vidéos créatives.

Exposition du 22 avril au 2 mai 2010

*vernissage le mercredi 21 avril à partir de 18h
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6 villa Guelma 75018 Paris – métro Pigalle

mercredi jeudi vendredi 11 – 17h mardi 13 – 21h samedi 14 – 18h

01 42 54 76 36 – info@jeunecreation.org
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Exposition coordonnée par le comité « Jeune Création »

Sojung Jun

Mercredi 5 août 2009

04 The Finale of a Story #6_110x110cm_inkjetprint_2008

www.junsojung.com

jun sojungjun sojungjun sojung

Filip Jonker

Mercredi 5 août 2009

Filip Jonker

www.filipjonker.nl

Filip Jonker Filip JonkerFilip Jonker

Grégory Grincourt

Mercredi 5 août 2009

grincourt G.

Les recherches de Grégory Grincourt, qui sont des expérimentations au sens propre du terme, visent à produire des expériences spectaculaires où nos sens sont interpellés par la lumière, les sons, les machines improbables…
Les systèmes, les interactions qu’il produit entre ces differents modules et dispositifs, nous interrogent sur notre fonctionnement, la liberté, la relative gratuité du geste artistique.
Les mixages, les hybridations qu’il réalise, entre éléments issus de la culture populaire, pratiques techniques et savantes, souvent en collaboration avec d’autres artistes, nous offrent un “bricolage” qui recycle nos références culturelles , sonores et visuelles; et nos émotions gonflées à l’adrénaline et à la testostérone.
De ces modules sans cesse recombinés, customisés, Grégory Grincourt nous propose d’aller au delà d’une simple recherche de divertissement en prenant compte et en intégrant aussi la question du contexte dans lequel son travail est présenté.

grincourt G.grincourt G.grincourt G.grincourt G.

Grégory Grincourt, France, 1975, vit et travaille à Lille

Thunderbirds, 2009, installation, mousse de polyuréthane, système de diffusion sonore, et éléments électriques automobiles

L’originalité du travail de Grégory Grincourt tient à un mixte étrange de nature ou d’archaïsme, et de technologie. Ces créations sont des hybrides. Technologique, le système électronique qui fait s’agiter les ailes des Thunderbirds au passage des visiteurs (on pense aussi aux Ford et Triumph). Archaïque, l’oiseau-tonnerre aux couleurs vives, oiseau amérindien mythique, totémique, qui envoie le tonnerre et la foudre en battant des ailes. Archaïques surtout, la peur et l’effroi du spectateur qui sursaute sous le chimérique volatile. Ainsi,  le spectaculaire, obtenu par la maîtrise par l’homme de la mécanique et de l’électricité, n’est efficace in fine, que parce que résiste et demeure cette terreur du tonnerre, de la foudre, des oiseaux de proie aux proportions gigantesques, même chez l’ultra sachant, raffiné et maîtrisé amateur d’art contemporain… Il n’est donc pas question ici d’un rapport archaïque et magique à la technique, ce serait un autre problème. Il est question de ce que la technique ne fait pas disparaître.

Emilie Bouvard

Laura Gozlan

Mercredi 5 août 2009

L.Gozlan

À propos de deux films réalisés par Laura Gozlan, Quando corpus morietur et Le rapt de l’escalier :
«Il y avait là, en effet, et dans la fabrication des images et dans leur agencement, un gauchissement, une dissymétrie, une approche si singulière qu’on ne pouvait manquer de s’interroger sur l’origine et la destination secrète de ces images. D’où venaient-elles ? À qui, à quelle part obscure de nous-même, s’adressaient-elles ?
À vrai dire, l’univers où, en deux films, nous plonge Laura Gozlan, ne nous est pas entièrement étranger, même si le cinéma ne l’a qu’épisodiquement exploré. C’est l’univers des romans noirs du début du XIXe siècle (Radcliffe, Lewis, Mathurin,…), mais, avant tout, l’atmosphère qui baigne les dernières années du même siècle, lorsque Charcot s’intéresse aux maladies nerveuses, que Huysmans écrit «A rebours» et que l’ombre d’Edgar Poe assombrit ce qui s’écrit au tournant du siècle.
Le projet que Laura Gozlan envisage aujourd’hui, Moorlag, rassemble et exacerbe ce qu’elle a expérimenté dans ces deux films. C’est pourquoi il n’y a pas grand mérite à attendre un film flamboyant et drôle, éclairé au soleil de la plus noire mélancolie – et joyeusement cruel.»

André S. Labarthe

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François Génot

Mercredi 5 août 2009

françois Génot La spécificité des travaux de François Génot réside dans leur dimension processuelle, au sens où le « geste » plastique entraine une perception dynamique et infini du réel. Sil’on est saisi d’emblée par la place centrale de la nature dans ses recherches, celle-ci ne constitue pas véritablement un motif d’imitation ou d’ «  inspiration ». Son attention aux cycles de génération-dégradation d’une matière végétale qui semble dominée par un chaos créatif constitue un vecteur d’incitation et de transformation perpétuelle de sa production qui laisse une part abondante à la contingence et à la prise de risque afin de résister à l’inertie des conventions et à l’enlisement des prédéterminations.

Christophe Georgel, professeur d’histoire de l’art, Ecole Supérieure d’Art de Metz

www.francoisgenot.com

françois génot

Isabelle Fremin

Mercredi 5 août 2009

isabelle fremin

isabelle freminisabelle freminisabelle fremin

Isabelle Fremin, France, 1978, vit et travaille à Rennes

Tente trois mois, 2006, frêne. La totalité des éléments qui la constituent est contenue dans un tronc : 17 pièces, 4 sardines, 1 crochet, 25 chevilles.

Demi-arbres, 2009, cerisier.

Isabelle Fremin poursuit un travail sur les objets manufacturés du quotidien, tout en explorant le matériau « bois » dont les connotations ont profondément changé au cours du 20ème siècle : de primitif et sacré, il est devenu écologique. Tout l’humour du travail d’Isabelle Fremin tient à la construction d’un hiatus entre l’objet et son matériau. Particulièrement efficace est l’ironie subtile que recèle la Tente 3 mois : si dormir sous la tente c’est dormir dans la nature, alors que faire de tentes dont la toile est issue de l’industrie pétrochimique ? Isabelle Fremin réfère avec humour à la « tente 2 secondes » de Décathlon. Le plus « naturel » est bien de se faire, grâce au manuel fourni ici, une tente en bois, ce qui a pris trois mois à l’artiste – et d’être ainsi vraiment dans la nature…  Quant aux demi-arbres, peut-être portent-ils la marque du statut incohérent du bois dans le monde contemporain ? Matière précieuse à recycler et à épargner, poumon de la planète, il est dans le même temps de plus en plus utilisé dans l’architecture et l’ameublement, du fait de ses vertus isolantes… et parce qu’il est connoté « écolo » ?

Emilie Bouvard

Faustine Ferhmin

Mercredi 5 août 2009

faustine Ferhmin

Pachacuti

Le terme quechua de Pachacuti signifie «révolution, bouleversement» (cuti) de l’«espace-temps» ou de la «terre» (pacha). Notion centrale dans la pensée cosmogonique inca, elle désigne les cycles réguliers de destruction et de recréation cataclysmiques du monde.

Des formes qui se défont, des architectures qui se laissent recouvrir par la terre, la pierre, jusqu’à se confondre avec le paysage : Ruines. Pas de ces ruines élégantes qui offrent un miroir à la mélancolie du voyageur – mais des vestiges abrupts, qui sont déjà hors de l’histoire, et font signe vers un avant plus archaïque que les civilisations dont elles sont les traces. Paysages de l’entre-deux, où formes artificielles et formes naturelles se confondent, se recouvrent l’une l’autre, semblent s’imiter mutuellement.

Ces photographies sont le fruit d’une résidence au Pérou : trois mois au cours desquels j’ai parcouru les sites archéologiques du nord du pays, à la fois sur la côte et dans la cordillère.

Si ce travail est de type «topographique», et reprend une tradition d’exploration du territoire qui ramène aux débuts de l’histoire de la photographie, sa visée est autre : il ne s’agit pas d’inventorier le patrimoine archéologique péruvien, mais plutôt se confronter à la dimension tellurique du paysage – à cet «autre» qu’est la pierre, et à un espace-temps plus vaste que celui de l’histoire humaine.

www.faustine-ferhmin.com

faustine Ferhminfaustine Ferhminfaustine Ferhmin

Pablo González Trejo / Portraits d’Amis

Jeudi 11 septembre 2008

Pablo Gonzalez-Trejo - Portraits d\'Amis

Pablo González Trejo

Portraits d’Amis

Du 12 septembre au 3 octobre 2008

Ten personal friends of the artist were invited to confront their portraits and erase them with white paint.

Galerie Jeune Création – 6, Villa Guelma – 75018 Paris – Métro Pigalle

Lundi, mardi, mercredi, vendredi de 13h à 17h
Jeudi de 13h à 21h et sur RDV au 01 42 54 76 36

Pablo Gonzalez-Trejo - Portraits d\'AmisPablo Gonzalez-Trejo - Portraits d\'AmisPablo Gonzalez-Trejo - Portraits d\'AmisPablo Gonzalez-Trejo - Portraits d\'AmisPablo Gonzalez-Trejo - Portraits d\'AmisPablo Gonzalez-Trejo - Portraits d\'AmisPablo Gonzalez-Trejo - Portraits d\'AmisPablo Gonzalez-Trejo - Portraits d\'Amis

Sirine Fattouh

Mardi 9 septembre 2008

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