Archive pour la catégorie ‘A B C D E’

Samuel Buckman

Vendredi 2 septembre 2011

La derviche, moteur et bande magnétique, dimensions variables, 2010.

 

Au cœur de la démarche de Samuel Buckman dans son refus de l’ostentatoire, dans l’humble et silencieuse retenue des gestes qui fondent chacune de ses propositions plastiques comme dans l’entêtement méthodique, fut-il apparemment dérisoire, à les mener jusqu’à leur accomplissement – il y aurait quelque chose que retient l’expression nonchalance obstinée. Samuel Buckman manipule depuis une dizaine d’années tous types de médiums, expérimente les lieux et les espaces. Encore et toujours. Preuve en est cette nouvelle présentation, proposée au 104. Juste l’évidence d’une présence, d’un ici et maintenant, telle la chorégraphie que nous offre La derviche, sensible à son environnement. Un espace comme à ciel ouvert auquel répond le foisonnement des traits colorés tracés à fleur du papier sous l’effet du vent. Une percée que ce grand dessin intitulé Bruissement du vent nous plonge dans ce double mouvement, entrouvert vers l’extérieur, pénétration des éléments environnants. Samuel Buckman ponctue ce dialogue d’un petit texte imprimé au format d’une carte postale, Le bruissement du vent… Intimité du corps et de la nature dans un transpercement. Qu’est-ce qui se donne à voir ici ? Pas grand chose et beaucoup en même temps. Des souffles, des lueurs. Une feuille amoureuse telle La demoiselle élue ; La têtue. Des petits riens qui disent le bonheur de se laisser traverser par le monde, dans la mobilité d’une vision et l’acuité d’un langage. L’art comme une double ouverture, du regard et du sens.

http://samubu.canalblog.com

 

Florine Leoni et Sylvain Baumann

Mercredi 3 août 2011

PERSISTANCE, 2011, installation multimédia, galerie CIRCA, Montréal, Canada.

 

Florine Leoni, née en Suisse en 1980, diplômée de la Lucerne University of Applied Sciences and Arts, et Sylvain Baumann, né en France en 1981, diplômé de l’Université d’Aix-en-Provence et de l’Université de Québec à Montréal, collaborent depuis 2009. Ils cultivent leurs complémentarités dans une pratique pluridisciplinaire (installation, vidéo, photographie, son, dessin) qui interroge les relations de force, de conditionnement, de contrôle et de frictions entre l’homme et son environnement.

Leurs réalisations explorent les porosités de la limite entre espace physique et espace imaginaire. Comment les débordements de ces différentes réalités superposées les unes sur les autres remettent-ils en question les repères destinés à discerner le vrai de l’illusion ? Et qu’engendrent ces confusions de notre rapport au monde sur nos processus de construction identitaire ?

Ce projet de recherche, par un regard délibérément distancié, prend également appui sur une étude des organisations spatiales construites pour des masses d’individus pour interroger plus encore que l’identité de leurs habitants, la structure même des modèles sous-jacents.

La mise en perspective de ces deux dilemmes, porosité des identités et anonymat structurel, tente ainsi de problématiser les rapports entre modèle et réalité, entre responsabilité et conditionnement, et interroge notre relation aux directives de l’environnement dans nos démarches d’individuation.

 

www.florineandsylvain.com

www.sylvainbaumann.com

www.florineleoni.com

 

Jonas Etter

Mercredi 3 août 2011

Wallpiece II, 2009, sucre brûlé visqueux, bois d’érable, MDF, enduction de piscine, 45x35x3 cm.

www.jonasetter.ch

Carole Douillard

Mardi 2 août 2011

A sleep, performance, Point éphémère, Paris, 2010, production Une forme pour toute action / Le printemps de septembre (Toulouse), photographie Sylvain Duffard, courtesy de l’artiste


Artiste plasticienne et performer, Carole Douillard utilise son corps comme une sculpture pour des interventions minimales dans l’espace. Intéressée par le contexte social, elle expérimente la possible rencontre entre un corps physique et un corps social incarné par le public, prolongeant en ce sens le travail antérieur des artistes féministes. Elle a notamment tenté de s’endormir en public sur le sol d’une galerie à l’occasion de Nuit Blanche pendant que les visiteurs circulaient autour d’elle et a décrit pendant des heures le public attendant de sa part qu’elle performe. Son travail se situe souvent au bord du spectaculaire tout en l’évitant.

Ses récents projets ont pris place à La Fondation d’entreprise Ricard pour l’art contemporain, à Paris (où elle à présenté une performance avec le chorégraphe et danseur Loïc Touzé), à la Maison populaire de Montreuil, au musée de l’Ermitage et à la galerie Formula/Loft etagi, St Petersbourg (Russie), au Kanuti Giildi Saal, Tallinn (Estonie), au centre Pompidou et au Point éphémère, Paris, au musée des Abattoirs et Printemps de septembre à Toulouse…

Christian Alandete, 2011

www.carole-douillard.com

Estelle Deschamp

Mardi 2 août 2011

Capriccio, 2010, Placoplâtre, plâtre, corde, dimensions variables.

 

Dans leur dispositif, nombreuses de mes installations participent à l’idée paradoxale d’organisation d’un désordre, dans l’accumulation, la combinaison, la composition d’éléments hétéroclites puisés dans un «stock» constitué au préalable. Les éléments ne sont pas fixés ensembles, mais plutôt empilés, apposés, la mobilité restant en¬visageable. Souvent empreintes d’un sentiment de précarité, renforcé par l’usage brut de matériaux de construction ces installations cherchent à troubler notre perception, oscillant entre deux états, ruine et chantier, ordre et désordre. Les situations qu’elles évoquent jouent avec les codes du mobilier et de l’architecture et s’élaborent autour d’actions de construction, d’assemblage et de composition.

www.estelledeschamp.com

Sonia Derzypolski

Mardi 2 août 2011

Sans titre, série Humeurs de base, 2011, Feutre noir sur papier, 21×29,7 cm.

 

Etant donné :

  1. que le monde actuel = RIGIDE + INSTABLE = CASSANT
  2. que les populations font l’expérience de la perte totale des repères, des grandes peurs collectives, de l’intolérance au hasard, le tout régulé par des outils toujours plus sophistiqués.
  3. que les systèmes de connaissance globaux visant à tout expliquer de manière infaillible continuent de proliférer (théories, religions, idéologies politiques).
  4. que le langage n’y peut rien
  5. et que le temps passe

 

Mes pièces s’attachent à :

  1. déplacer le sens, en décalant des structures bien établies dans la société. Prendre à contre-pied les idées reçues. Proposer des dérèglements de l’espace et du temps, au risque de la catastrophe.
  2. jouer au clair-obscur. Travailler le sens en le plongeant dans le néant et en braquant, parfois sur sa croupe, parfois sur sa bouche, un spot surpuissant de 2000 watts.
  3. invoquer l’humour.

 

Par exemple :

  1. « How many unlucky are you » confronte rationalité et irrationalité en proposant une statistique de la superstition.
  2. Le site internet www.ah-oui.com fonctionne sur la logique de l’index, classification qui déclassifie et reclassifie en permanence les dessins. Derrière une conception quasi universitaire, l’index relève de l’arbitraire, étant truffé de circulations absurdes, d’impasses, de points giratoires.
  3. « La richesse est intérieure » renverse un poncif en jouant sur l’(in)attention du spectateur via deux gestes simples : le retournement d’une couronne des rois, et deux dessins identiques dont les légendes se contredisent.
  4. L’animation 3D « Twister » imagine qu’un territoire a été englouti sous le tapis du jeu « Twister » : les personnages ne jouent plus, errent dans un paysage pop-désertique, des milices les surveillent, l’horizon n’est jamais visible.
  5. Avec l’installation « Ok balle au centre », le stade s’est vidé, le terrain a pris le pouvoir et remis en cause les règles. Le terrain entre en mouvement (animations vidéoprojetée) et le ballon (sculpture en papier) mis hors jeu assiste impuissant à la scène, simple témoin ou enregistreur : comme la pellicule d’un film en train de se faire.
  6. « Bermudes » est une série de gouaches sur papier qui aborde la question de l’instabilité de l’espace, que ce soient les «scènes sociales sur lesquelles nous évoluons ou les paysages dans lesquels nous vivons.

 

www.soniaderzypolski.com

www.ah-oui.com

 

Anaïs de Chabaneix

Mardi 2 août 2011

Partition, 2009, Tirage numérique contrecollé sur aluminium, 50×50 cm.

 

Juliano Caldeira

Mardi 2 août 2011

Réflexion, 2009, huile sur toile, 27×35 cm.

« Ma pratique se configure comme une condensation en images de mes expériences croisées et propose un univers composé d’ambivalences, oscillant entre la fiction rêvée, le journal intime et le registre documentaire. Mes peintures composent un catalogue d’une réalité en constante altération, où je cherche à délivrer mon monde intérieur et mes abîmes – un théâtre d’ombres mêlées « dans des espaces en apparence concrets, qui hébergent à la fois l’imaginaire et la peur de l’imagination »[1]. Avec mon travail, je revendique cette instabilité créatrice, la mutation constante et radicale du chaos (issu de mes diverses influences).

Mes intérêts personnels sont liés, entre autres, aux histoires de l’art et des idées, à la tératologie, aux fables et aux sciences hermétiques, dont l’art de la mémoire. »

[1] CORNE, Eric. Freaks, temps et espace, in CALDEIRA, Juliano, Interzone(s). Cat. Château d’Eau-Château d’Art, Ed. Mairie de la Ville de Bourges, 2010.

 

http://julianocaldeira.com

 

Marion Brusley

Mardi 2 août 2011

Sans titre, 2010, fils de cordage, 250 m. Coll. Marie Johanna Cornut.

 

«Mon travail explore la signification à la fois publique et personnelle d’objets et d’activités empruntés à la culture populaire.

Il invite le spectateur à envisager le caractère inédit du quotidien, à questionner notre rapport à la mémoire et à l’imaginaire, dans un jeu d’aller-retour permanent du sens et du non-sens.

Souvent banals, anodins, voir insignifiants, les objets que je collecte sont pour la plupart issus de productions en série. Affranchis de leurs fonctions et/ou de leurs significations premières, ils deviennent alors les supports et les composants d’un vocabulaire à partir duquel sont réalisées des pièces «sur-mesure», aussi bien déterminées par l’espace qui les accueille que par l’action du spectateur.

Déployé en sculpture, installation et/ou performance, chaque travail devient ainsi l’étape intermédiaire et évolutive d’un «work in progress», où s’établissent des liens et des échanges continus.»

 

 

Elodie Brémaud

Mardi 2 août 2011

Sur les pas de M. de Saussure, Image d’expédition, Voyage de M. de Saussure à la cime du Mont-Blanc au mois d’août 1787, gravure aquarellée sur vergé publiée par Chrétien de Mechel en 1790.

 

Qu’il s’agisse de sculptures, d’objets, d’éditions ou de vidéos, toutes les pièces d’Elodie Brémaud sont issues d’expéditions. Toutes portent la marque d’une dynamique tendue vers un but impossible, d’une tension propre à la marche où chaque pas engage vers une direction et reporte toute résolution qui serait extérieure à l’expérience même du trajet. Ce mouvement est celui d’une recherche en marche : tensions dialectiques et paradoxes devenant les éléments moteurs d’un travail qui s’affirme de plus en plus clairement. La jeune artiste semble réinterroger l’articulation entre documentation et expérience depuis le tissage contemporain de la réalité, de la fiction et du virtuel. L’intervention « on peut toujours chercher », prévue pour la Plaine du Plainpalais et conçue dans le cadre de ALPes, informe le piéton qu’une invraisemblable découverte a été faite sur le chantier. Le promeneur est alors orienté vers le musée où il peut aller observer une improbable pépite d’or de forme cubique : la matérialité de l’objet et sa mise en scène jouant un double jeu, une forme d’attestation de la trouvaille et la dénonciation d’un effet leurrant. Ce lien entre réalité et fiction se poursuit dans une invite à aller consulter un site internet qui, depuis une expérience virtuelle du territoire, rend compte d’une expédition réelle qui remonte le cours de la rivière de l’Arve, la rivière aurifère qui prend sa source au pied du Mont-Blanc et qui avait son delta à l’endroit même de la plaine. La matérialité d’un objet fictionnel et la virtualité d’un site internet deviennent donc les points d’appui pour que le spectateur, usager de l’espace public, parvienne à construire une relation à la réalité géographique du territoire.

Les processus « d’empreinte » ou « d’emprunt » sont récurrents dans le travail de volume d’Elodie Brémaud : moulages suspensifs, traces de trajets ou marquages spatiaux-temporels. Toute relation à l’espace se conçoit donc en fonction d’un indice temporel. Les informations gravées sur le monument du site de Gaillard soulignent l’écart entre la durée d’une marche et la codification GPS d’un déplacement en temps réel. Cet effet de décalage résonne avec celui présent dans les gravures du 18ème siècle entre exactitude et représentation mythique des sommets alpins. Une nouvelle fois, Elodie Brémaud s’engage dans une quête impossible : partir sur les traces d’Horace Bénédicte de Saussure à la conquête du Mont-Blanc. L’impulsion naît de cet appel de l’impossible, mais l’énergie infructueuse qui en découle se transforme en une intraitable démystification vis-à-vis de l’origine ou d’un quelconque absolu. Devant cette pièce, le spectateur fait l’épreuve, tant sensible que mentale, d’un régime paradoxal d’espace-temps et y puise les termes d’une interrogation en partage sur notre rapport au territoire.

Judith Abensour

onpeutoujourschercher.com

elodiebremaud.com

Tania Blanco

Mardi 2 août 2011

Hummingbird song, 2010, acrylique sur toile et bois, 180 cm diam.

 

www.taniablanco.com

Loïc Blairon

Mardi 2 août 2011

9 jeux de Gottfried Wiegand, 2010, Performance (d’après un dessin original de Gottfried Wiegand), 9 diapositives, magnétophone et texte enregistré.

 

Mon travail s’articule principalement autour de la sculpture, de la photographie, du dessin, plus rarement de la vidéo et du texte.

La forte présence de la main (dessins, sculptures), et le format souvent réduit des pièces confèrent à mon travail une allure fragile, parfois pauvre (bois,

tissu) mais aussi précieuse (objets anciens), en tout cas très en lien avec ma pratique d’atelier (son quotidien et ses aléas).

Les médiums que j’utilise sont des matériaux que je combine, des éléments que j’articule. De fait, leur mise en circulation et la pollution qu’ils constituent les uns pour les autres en sont les deux principaux moteurs. Si des éléments de répétition apparaissent clairement c’est pour mieux désorganiser l’appréhension de l’ensemble qu’ils forment, les effets de phrase et de série venant renforcer l’idée de composition.

C’est pourquoi au travers de ces combinaisons, j’aime que des constructions complexes soient corrélées à des choses très simples, moyen de produire des décalages. Au travers d’une articulation qui se veut être précise, quasiment univoque, chaque élément procède du collage, équilibre disparate.

En ce sens, articuler, c’est pour moi établir des équivalences et c’est cette idée qui est à l’arrière-plan de tout mon travail. C’est une manière de penser la place et le rapport qu’ont les choses mais aussi et surtout le vide qu’il faut inventer pour les articuler : la césure, la pulsation fabriquent la forme (l’importance qu’a eu la musique dans mon parcours s’incarne probablement ainsi).

Au fond, j’entrevoie toujours mon travail avec l’idée de géométrie : ce que la raison reconnaît distinctement et ce qui lui échappe totalement. Ce qui explique par exemple la récurrence de la feuille blanche, du cadre, de la mesure ; de l’invisible, du mouvement, du malentendu, etc. Autant de manières de tracer des lignes autour d’un sujet, de l’encadrer mais en faisant en sorte que l’étrangeté, la perte, en soit le résultat paradoxal. Rien ne se mesure dans son entier.

www.loicblairon.fr

 

Jesus Alberto Benitez

Mardi 2 août 2011

 

Je travaille dans un espace où presque tout est susceptible de devenir dessin.

La nature bidimensionnelle des images est confrontée à l’aspect physique et concret d’une feuille imprimée. Le dessin est le résultat d’une interaction de plusieurs outils entre eux, tel un enregistrement de gestes éphémères sur un support. La feuille vide est un espace qui peut être façonné par une trace, un pli, un point. Chaque image se construit dans le rapport des gestes avec ce qui existe physiquement.

Avec un appareil photographique en main, j’avance dans un endroit qui existe dans le monde réel, et l’espace devant lequel je me trouve est un outil potentiel pour fabriquer une image. L’instant de la prise de vue a une durée qui s’étend dans la temporalité plus longue, dite fixe de l’image. Une photographie ou un dessin sont des objets à part entière. Ils se constituent principalement d’une donnée presque immatérielle, celle de l’image ; mais ce sont aussi des éléments physiques qui intègrent notre espace-temps à quatre dimensions.

Avec le mur, les images deviennent objets d’installation. L’interaction avec le lieu prolonge le questionnement d’espace qui se tient dans chaque image. L’espace apparemment vide autour d’une feuille est toujours rempli par de l’espace réel. Le caractère éphémère d’un accrochage se confronte avec l’apparente pérennité des tirages photographiques et des dessins.

Les images suivent la spirale qui s’étend et se contracte par les interférences entre le réel et la représentation.

Jesus Alberto Benitez

www.jesusalbertobenitez.com

 

Lucia Barbagallo

Mardi 2 août 2011

253km E, 2010, Tirage numérique, 60 x 40 cm.

 

I never thought of wanting to do more and do not imagine what else could I do but this.

I think art is a scientific discipline, it requires, in his practice (theoretical and formal), a research. The artist, as a scientist, identify a wide range of research and conduct an investigatio relates to various contexts. Both the artistic investigation, then the scientific, always began from a crucial thing: observation.

The observation does not concern only in the visual field is but includes all the apparatus that determines a person (body ,geographical environment, social climate, wheather, etc.).

In 2006 I began to ask to myself How importance is Utopia in the construction of a human territory?

Human territory, an area does not belongs to the nations, it does not under the jurisdiction of the governments, does not bounded by borders and customs, but a surface shared by all, an area that where humanity can still be experience.

In  a period of general crisis in which we see the utopias dying , human imagination live under the restriction and plessure of naked life and the difficulty to think on the future. What remain usi concern on the reality, everything that goes through the daily and experience that we can do in as around.

My project is developed around the trekking,  tours walking in different areas around the world. The Trekking is a navigation method and analysis of geographical and social places. In based on spaces walked, the trek is done taking into account certain features such as space conditions time, the distance, the change time, climate and other objective data from scientific studies outside the my research or known in popoular wisdom.

Before to make the trek, I use to observe the geographical map of territories in order to observe in its geographical features. On the map I trace the route only after walk, in order to be independent from a pre-established route. After that analyze the general characteristics architectural, historical and political place (type of settlements, inhabitants, organization, acquaintances). Then, I walk about the space. I and I note, as planned, the places. Each trekking has its duration (three days until seven months). During the trek I use to do  a series of photographic images provide the environment as they were observed and how they were lived.

Each image is made in a way that work both individually then within of a series.

The spatial analysis is also emotional matrix.

During the trek I collect all the possible material for further work on experience of crossing. The territory through the laboratory where it becomes carries out research and the experience is the force that sets in motion a series of theoretical and practical reflections and proposals.

The place of research work is no longer the study, but experience with the territorial difficulties and contradictions, the history and harsh reality. Good or bad, pleasant or malignancy, is still real.

Once possibility to transform  spaces in human lands, shared by all people is in one of human primary activities: the displacement.  Unlike the walk, which is only physical activity for those who can physically do so, the displacement is for everyone, therefore we can stop  to move only dead (leaving opened and adjourned the matter when a man can be defined as dead).

Always feel immigrants, going beyond any kind of boundary defines categories.

Displace untill to think about the possibility of move from one area to another without a passport, well beyond any identity question.

Therefore the only race that we can declare to have is the human one.

 

 

Luc Barrovecchio

Mardi 2 août 2011

The Work – Part LXXX : Stone, 2011, production la Maison Laurentine dans le cadre de « l’Exposition Invisible / d’abord les forêts … / opus 2 » (juillet – octobre 2011), pierre, bois, métal, 70x60x90 cm.

 

Luc BARROVECCHIO a un travail artistique qui interroge notre société contemporaine par le biais de l’économie. Il met en scène des œuvres qui sont autant de petits systèmes régis par des codes précis. Luc BARROVECCHIO questionne aussi bien la valeur du travail, la place du politique, que celles des mécanismes économiques qui nous entourent.

Imprégnées d’une bonne dose d’ironie et d’humour, ses créations (photographies, vidéos, objets, installations, performances…) font souvent fortement appel à la participation du public. Vous avez pu voir ses travaux exposés à la galerie d’Artempion, au Salon d’Art Contemporain de Montrouge, à MACparis, aux Moyens du Bord, … et dans bien d’autres endroits.

www.art-economique.com